MON CUL EN VACANCES DU 6 AU 29 JANVIER / + INFO ZAD NDDL

Je pars en tournée avec La Fraction en Amérique Latine, donc pas de commande pendant cette période…

On sait jamais, vous serez peut-être dans le coin ? J'aurai quelques compil' à 2 pesos avec moi.

Friday 8 January – Lima (Peru) Hensley bar
Saturday 9 – Lima (Peru) Secret show.
Wednesday 13 – Buenos Aires (Argentina) Niceto club, with Boom Boom Kid
Thursday 14 – Cordoba (Argentina), with Boom Boom Kid
Friday 15 – Rosario (Argentina) earlygig, with Boom Boom Kid
            Santa Fe city (Argentina) night show, with Boom Boom Kid
Saturday 16 – Mar del plata (Argentina), with Boom Boom Kid
Sunday 17 – Montevideo (Uruguay), with Boom Boom Kid
Monday 18 – La Plata (Argentina), with Boom Boom Kid
Wednesday 20 – Porto Alegre (Brasil) Occidente, with Chute no Rim and another band
Thursday 21 – Gravataí (Brasil) Espaço Cultural Lechiguana, with Ofensão and another band
Friday 22 – São Paulo (Brasil) – Centro Cultural Zapata
Saturday 23 – Itanhaém (Brasil) – No gods no masters festival

Nddl – 9 janvier – Pourquoi faut-il venir ? + précisions logistiques

## Pourquoi la date de mobilisation a-t-elle été avancée au 9 janvier ?

        Nous avions annoncé initialement un grande mobilisation le 16
janvier sans savoir si Vinci et le gouvernement auraient l'indigne
audace de relancer une procèdure d'expulsion immédiate des habitants
et paysans de la zad en plein mois de janvier.  Nous avons appris dès
le 30 novembre que ceux-ci étaient de nouveau convoqués au tribunal le
13 janvier. Nous avons donc décidé in-extremis d'avancer la date de
mobilisation au 9 janvier et de redoubler de détermination.

## Pourquoi est-il crucial de participer à cette mobilisation ?

        Le procès du 13 janvier est une attaque sans précédent contre
les habitants et paysans résistants de la ZAD. Une attaque du même
ordre que celle de l'automne 2012, même si elle ne prend pas cette
fois ci la forme d'une intervention policière, du moins pour
l'instant. AGO-VINCI veut à tout prix acculer les habitant-e-s au
départ, en les menaçant d'expulsion sans délai, de saisie de leur bien
et de leur cheptel et en réclamant qu'ils soient condamnés à des
amendes journalières exorbitantes.

         Il n'est pas question de laisser l’État expulser une partie
d'entre nous, ni même de laisser peser une telle menace sur l'ensemble
des habitants de la zone. Notre perspective est l'abandon du projet,
cependant notre force collective doit arracher immédiatement
l'engagement de l’État à renoncer à toute procédure d'expulsion
jusqu'à ce que tous les recours soient menés à leur fin. Tel est
l'objectif de la manifestation du 9 janvier et des mobilisations qui
suivront si cela ne suffit pas. Nous savons que les délais sont
courts, mais nous appelons en ce sens toutes celles et ceux qui
peuvent, même de loin, à tout faire pour venir en nombre à Nantes ce
jour là.

## Pour plus d'infos sur le sens et l'Etat d'esprit de cette manifestation –
l'appel complet :

http://zad.nadir.org/spip.php?article3322
l'affiche :
https://www.acipa-ndl.fr/images/photos/Affiches/2016/2016-01-09_tractoperif_A4
HD.jpg

## Que faire si vous ne pouvez venir à Nantes le 9 janvier ?

Nous appelons à lancer des manifestations, blocages, occupations et
autres formes d’actions près de chez vous en solidarité contre les
expulsions, (plutôt) le 9 ou même le 16 janvier, selon les
possibilités locales appréciées par les comités de soutien… Rennes,
Toulouse, d’autres villes… ont déjà annoncé des actions.

## Précisions logistiques pour celles et ceux qui viennent et diverses
demandes d'aide.

Cette mobilisation se fait d'autant plus en urgence avec l'avancée in
extremis à la date du 9 janvier. Nous aurons besoin de la
participation de tous et toutes pour faire  de cette journée un
succès.

## Relais

Il nous reste 4 jours. Tout relais possible de la mobilisation du 9
janvier dans vos réseaux, sur les marchés, sur internet, dans les
rues, auprès de vos ami-e-s…est cruciale.. Nous comptons donc sur
chaque comité pour être aussi créatif (tracts, affiches, messages
enflammés, clip vidéos, chansons, panneaux sur le bord des routes…)
que réactif et pour faire en sorte que ça se bouge d'un peu partout.

## Couchage

Nous nous organisons pour assurer des couchages au chaud pour celles
et ceux qui viennent de loin et souhaiteraient arriver la veille au
soir ou ne repartir que le dimanche. Prévoyez néanmoins sacs de
couchage et tapis de sol. Nous donnerons des contacts spécifiques et
précisions à ce sujet au cours de la semaine.

## Où rejoindre la mobilisation du 09 janvier ?

Nous appelons à nous retrouver sur le périphérique de Nantes, en
convois de tracteurs, vélos, marcheurs, convergeant vers Cheviré, pour
un grand banquet partagé au pied du pont.

Pour les amoureus-e-s des tracto-vélos et ceux qui se trouvent dans le
coin, il est possible de rejoindre en bicyclette le convoi qui partira
de Notre dame des landes à 8h30 le samedi matin. Il sera important
d'être nombreux/ses dès cette heure là.

Si vous êtes en vélo, il est aussi possible de se rallier aux autres
points de rendez-vous et de jonction avec les convois de tracteurs
venus de différents endroits du département. Prévoyer d'être en avance
au différents rv's et prêt à partir à l'heure dite.
– Le Cardo 11h30
– Zénith Atlantis 11h30
– Cinéville de Saint Sébastien 11h30
– Centre Commercial Océane Porte de Rezé 11h30

Si vous venez à vélo, il est conseillé de prendre des gilets jaunes et
des frontales pour ceux qui reviendront en convoi le soir.

Si vous êtes à pied, rejoignez La Neustrie (terminus de la ligne de
tram 3) à 11h30

Il n'y a pas de rendez-vous privilégé et il est souhaité qu'il y ait
du monde sur chacun d'entre eux.

## Banderoles et pancartes

Nous appelons chacun à venir avec ses propres banderoles et pancartes
pour multiplier les messages aux différents points de rendez-vous. Un
atelier collectif de déco pour la manif aura aussi lieu à la ferme de
Bellevue mercredi à partir de 10h.

## Equipement et participation au banquet

Nous invitons chaque comité à inclure dans les convois tracteurs des
bancs, tabourets pliables et tréteaux (marqués pour qu'on s'y retrouve
à la fin) ainsi que des nappes colorées ou décorées par vos soins pour
le banquet. Il y aura à chaque point de rv un tracteur avec une
remorque pour mettre ce type d'équipement. Si vous pouvez prêter du
matériel de ce type, il est aussi possible de passer le déposer toute
la semaine à la ferme de Bellevue. Le chargement se fera vendredi
après-midi.

Quelques cantines collective prépareront  des quantités de soupe entre autre
Nous convions chacun-e à venir avec quelque chose à partager pour le
banquet : une tarte, un cake, un fromage, un thermos de thé ou une
bonne bouteille…

## Organisation de bus

Si vous organisez un bus pour venir de chez vous, des places de
parking seront prévues près l'arrêt de Tram La neustre. Il sera
possible de déposer les manifestants à cet endroit là et d'être
ensuite guidé sur un parking.

Et pour celles et ceux qui n'auraient pas l'habitude du temps parfois
capricieux de la région, n'oubliez pas de prendre quelques cirés et
parapluie. On ne va pas se laisser décourager par l'éventuelle
humidité de l'air !

## Infos sur place et postes radio

Nous aurons notre propre émetteur radio pendant la manifestation avec
des infos retransmises en direct sur le déroulement de la journée.
Vous pouvez donc prendre un petit poste radio portable avec vous.

## Se tenir informé au long de la semaine

Nous risquons fort de donner de nouvelles informations sur la
mobilisation du 9 au cours de la semaine. Pensez à consulter les sites
zad.nadir.org et  www.acipa-ndl.fr à ce sujet.

Pour toute requêtes et propositions :

zad@riseup.netacipa.info@free.fr

Vérités et mensonges sur la SNCF – Par Gilles Balbastre

https://www.youtube.com/watch?v=gT3PPOXZqNk&feature=youtu.be
"Tous les travers de la privatisation du rail anglais, que le réalisateur britannique Ken Loach dénonçait en 2001 dans son film The Navigators, deviennent une réalité quotidienne en France.  Il y a un an, la réforme ferroviaire votée à l'Assemblée Nationale (4 août 2014) avait été l'occasion d'une vaste campagne de manipulation de l'opinion publique orchestrée par le gouvernement de Manuel Valls, la direction de la SNCF et les médias réunis main dans la main. Face à ce qu'on peut bien appeler une opération de propagande, les milliers de grévistes et les syndicats opposés à cette réforme ont eu bien du mal à exposer et à faire connaître leurs arguments. Mais force est de constater que l'emploi du mot propagande ne va pas de soi pour un grand nombre de citoyens, voir de cheminots soumis régulièrement à une communication dont les moyens sont considérables. La petite musique libérale et dérégulatrice conditionne à force d'être martelée. C'est dans ce contexte que le cabinet Emergences et le comité d'établissement régional SNCF Nord-pas-de-Calais m'ont proposé de réaliser un film qui renverse ces logiques de communication. Car les représentants syndicaux et les salariés savent de quoi ils parlent, mais ont du mal à exposer une autre parole dans un espace public cadenassé.  De cette rencontre est né le documentaire « Vérités et mensonges à la SNCF » qui redonne justement la parole à ceux qui se battent pour le maintien d'un réel service public ferroviaire."  Gilles Balbastre

A VOUS D'ELIRE L'AMIENOIS DE L'ANNEE

Top départ pour l’élection de l’Amiénois de l’année ! Vous avez jusqu’au 31 décembre pour voter en faveur de la personnalité qui, selon vous, a le plus marqué l’année 2014.

1962347869_B974221278Z.1_20141205081433_000_GD33J58PP.1-0.jpgVA VOTER ON TE DIT

1 Jacques Dutrieu

Le bouillant cuisinier de feu le restaurant Chez Maman, dans le quartier Saint-Leu, s’est fait connaître cette année après son passage remarqué dans l’émission Cauchemar en cuisine sur M6. Ses prises de bec, avec Quentin, le patron du restaurant, ont été le sel du programme dont la vedette est le chef cuisinier Philippe Etchebest. Malgré ses conseils avisés, le restaurant a fini par fermer. Personnage atypique – bourru diront certains –, Jacques Dutrieu a montré sa sensibilité durant l’émission.

 

2 Thérèse Nowak

C’est une personnalité des hortillonnages! Thérèse Nowak revendique son attachement et sa passion pour son métier. Hortillonne pur jus, cette maraîchère a pour projet d’édifier un musée à la gloire des hortillonnages, lieu emblématique qui contribue au rayonnement national d’Amiens. Thérèse Nowak s’est aussi illustrée cette année au cours de son passage dans l’émission Midi en France sur France 3 où elle a fait la promotion des légumes cultivés à Amiens avec sa gouaille communicative.

 

3 Nicolas Belvalette

On avait dit «Pas de personnalités politiques parmi les nominés!» On peut toutefois déroger à cette règle concernant Nicolas Belvalette. Durant la campagne pour les élections municipales, la tête de liste du Parti sans cible a égayé la vie politique avec son regard décalé. En guise de campagne, le Parti sans cible a diffusé sur internet une série de clips aussi hilarants que décapants. On peut ne pas partager sa vision de la politique mais admettre que le Parti sans cible a apporté quelque chose de réjouissant durant la campagne.

 

4 Nicolas Reitzaum

L’œil du photographe. Un regard émouvant sur les sujets qu’il saisit dans son objectif. Connu pour ses portraits, le photographe amiénois vient de collaborer avec Nathalie Rheims à un beau livre consacré au Père-Lachaise, le cimetière parisien où reposent bon nombre de célébrités. Le photographe amiénois y présente une série de clichés – dont plusieurs en noir et blanc — plein d’émotions.

 

5 Patrick Berquin

La pédiatrie qu’il dirige est l'une des grandes gagnantes du déménagement du CHU Amiens Picardie au Sud. Regroupé dans une unité structurée en bloc unique, sur quatre étages et dans un seul et même bâtiment aux côtés de la maternité, le service de pédiatrie gagne même des postes. Le nombre de lits en hospitalisation de jour passe de 7 à 9 et une unité d’hospitalisation de courte durée de 16 lits a été créée. «Amiens a le seul service de réanimation pédiatrique de la région, ce qui nous évite d’avoir à transférer les patients à Paris. Nos spécialités de neurophysiologie et de cardiologie pédiatriques sont régulièrement citées parmi les meilleures de France» liste encore le professeur.

 

6 Albin de la Simone

Miossec a demandé à Albin de la Simone, 44 ans, de réaliser son dernier album Ici bas, ici même sorti au printemps. Miossec dit du musicien amiénois qu’il l’a incité à « aborder les choses en douceur ». Un peu moins rock. Les deux hommes ont trouvé un terrain commun sur le jazz et les musiques du monde. « Quand Miossec m’a appelé, j’étais dans le jardin de ma mère, à Montigny-sur-l’Hallue. On s’est rendu compte que malgré notre distance apparente, on vibrait pour les mêmes choses. C’est presque pendant ce coup de fil que l’esthétique du disque s’est déterminée » dit Albin de la Simone.

 

7 Miss Picardie

Adeline Legris-Croisel sera en lice pour le titre de Miss France samedi. Mais au-delà de ce concours national, l’Amiénoise a séduit le jury de Miss Picardie, dont l’élection s’est déroulée à Beauvais, par sa prestation en langue des signes. Outre son aisance au micro et son charisme, Adeline Legris-Croisel a fait mouche avec cette prestation pour les malentendants, à destination de ses amis qui l’accompagnaient pour cette élection. « Je ne m’attendais vraiment pas à être élue. Entre filles on avait désigné d’autres favorites, mais, quoi qu’il arrive, l’expérience était positive. Vous savez, quand vous avez défilé devant 1500 personnes en maillot de bain, plus rien ne vous fait peur », nous avait-elle confié. L’Amiénoise Adeline Legris-Croisel succède à Manon Beurey.

 

8 Laure Henry

Elle a déjà une maison d’hôtes dans le quartier anglais de Saint-Acheul et un gîte à Guignemicourt. Laure Henry, 41 ans, et deux de ses amis devenus associés, ont aménagé au printemps cinq maisons cabanes aménagées comme des gîtes et fonctionnant en formule chambre d’hôte dans les hortillonnages. L’originalité de leur projet est de miser sur le développement durable. Ils ont par exemple choisi d’opter pour un système d’assainissement par les plantes.

Expulsion du squat Roxy Cooper à Grenoble

Publié aujourd'hui sur Squat!net:
https://fr.squat.net/2014/10/14/grenoble-expulsion-du-squat-roxy-cooper/

> Grenoble : expulsion du squat Roxy Cooper

On a habité le Roxy pendant presque un an avant que les sales logiques
de ce monde de merde ne le renvoient à sa condition de bâtiment vide,
inutile, triste.

Presque un an ça nous a permis :
– d’organiser une petite vingtaine de resto-concerts sans viande et sans
vigile
– d’accueillir le cours de boxe hebdomadaire et gratos que proposent nos
potes
– d’enregistrer plusieurs groupes qu’ont la classe et la haine du profit
– de réparer nos véhicules au chaud
– d’échanger tout un tas de trucs dans la zone de gratuité
– d’héberger les amies de passages ainsi que des inconnues en galère
– de mettre un peu de vie dans cette partie de la rue Bouchayer
– et vraiment plein d’autres choses…

Ce jeudi 9 octobre 2014, les keufs nous ont expulsés de chez nous.

Cette expulsion on s’y préparait depuis mi-juin, date à laquelle le
recours aux forces de l’ordre avait été accordé à nos propriétaires pour
que justice leur soit rendue.
En l’occurrence ça signifie nous foutre à la rue et éradiquer ainsi un
des obstacles à l’avancée de leur projet.
Les proprios, Edifim Dauphiné, c’est une boîte de promotion immobilière
qui fait un paquet de thunes en construisant les cages à lapin de demain.
La crise ne touche pas tout le monde pareil, on le sait. Pour eux ça a
même l’air d’aller plutôt bien.
En lieu et place de notre chez nous, ces promoteurs veulent construire,
avec la collaboration de la mairie de Grenoble, un de ces nouveaux
immeubles qui poussent un peu partout et tuent ce qui faisait le
caractère des quartiers qu’ils colonisent.
Ce projet est extrêmement impopulaire dans le voisinage. Personne n’est
dupe. Mais lucidité et détermination font difficilement le poids face au
pouvoir de la thune.
Les décideurs (promoteurs, élus, patrons…) ont la police, la presse et
la violence avec eux.

Il nous est un peu difficile de donner un chiffre concernant le nombre
de flics mobilisés sur cette opération, probablement entre 50 et 100.
Venus d’un peu partout. Des municipaux aux CRS, en passant par les
maîtres-chiens, la PJ, les « experts » de la scientifique… Bref, tout un
tas de raclures.

Il nous semble important de préciser que ce que le Daubé et France 3 ont
appelé « expulsion musclée d’un squat culturel accueillant
épisodiquement l’underground » s’apparentait à s’y méprendre à une
perquisition.
À ceci près qu’une perquisition implique que les habitants assistent à
la fouille de leurs effets.
Nos chiens ont été muselés, nos chambres retournées, le mobilier
défoncé, nos thunes volées, nos disques durs confisqués, les contenus de
nos ordinateurs et téléphones scannés et copiés, nos répertoires évaporés…
Relever ce léger « vice de forme » ne les a pas mis très à l’aise. Mais
notre marge de manoeuvre s’arrête là. Les lois c’est eux qui les font,
eux qui les interprêtent. Nous on est plutôt du côté de celles et ceux
qui les subissent.

En vrac, on tenait à remercier dans ces quelques lignes les amies venues
nous soutenir et pas seulement lors de l’expulsion, toutes les personnes
qui se sont impliquées dans ce lieu et ce qui a pu s’y passer, les
personnes qui ont kiffé y passer du temps et nous l’ont dit, les voisins
et voisines que c’était agréable de croiser…

On est tristes, en colère, c’est clair
mais ya du monde autour
il en faut plus pour nous intimider
ça continue
qu’on se le dise.

Haine des expulseurs & solidarité avec les galériennes et galériens

– À la mairie soit disant révolutruc de cette technoville aseptisée : on
vous emmerde, vous, vos écoquartiers, votre silence de pantoufle et vos
manières démago.
– À Edifim : on vous déteste, et plein de gens avec nous, parce que vous
vous foutez de nos vies, vous vous foutez royalement que des gens
dorment dehors pendant que vous spéculez sur du vide, on sait que vous
êtes procéduriers quand ça vous arrange et pyromanes quand il le faut.
(Les réclamations peuvent être adressées à « Agence EDIFIM Dauphiné, 12
chemin du Couvent, 38100 Grenoble. Tél. : 04 76 17 13 55″)
– Au vigile qui gardait le portail le temps que le ciment des parpaings
sèche : change de taff, gros
– Au crevard de keuf qui s’est pointé la bouche en coeur mercredi soir
en nous demandant l’hospitalité: reviens, à l’occase, pour voir,
maintenant on a ta gueule en tête.

 

MICHEL NAUDY – de l'antenne au placard

Un documentaire sonore de Julie Beressi et Yves-Marie Mahe sur le journaliste politique Michel Naudy. Bravo et merci d'avoir remis Michel Naudy à l'antenne et par la même un peu de pensée subversive sur France Culture.

 

Michel Naudy, de l'antenne au placard

Figure incontournable de la critique des médias, le journaliste politique Michel Naudy est intervenu, ces dernières années, dans les films de Pierre Carles ainsi que dans le documentair "Les nouveaux chiens de garde".

Michel Naudy était un des rares journalistes communistes rentrés à la télévision en 1982 à la suite de la victoire de Mitterrand due au programme commun.

Ancien chef de service de "L'humanité", il était un intellectuel qui s'exprimait de manière très claire avec une réflexion vraiment originale.

Michel Naudy était critique même envers les gens de sa sensibilité politique (ce qui lui vaut d'écrire "PCF le suicide" en 1986).

Plusieurs de ses émissions (si ce n'est pas toutes) ont eu des difficultés avec les directions des chaines. 

Il est rédacteur en chef et fait la revue de presse ironique du magazine hebdomadaire "Taxi" (1986) sur FR3 qui sera supprimée après un reportage sur le trafic d'armes et recevra de manière posthume le sept d'or du meilleur magazine d'actualité.

Michel Naudy co-fonde la revue "Politis" qu'il quittera à la fin de l'année 1988.

La même équipe que "Taxi" animera l'émission mensuelle "Hors sujet" durant la saison 1990/91.

Après "Un crime d'état" (1993), Michel Naudy enquête et publie "Le dossier noir de la police des polices" (1994) qui permettra la libération d'un innocent. Défendre un policier isolé lui permet de faire le procès de la police. Le film "36 quai des orfèvres" en est inspiré.

En 1995, il est le rédacteur en chef de l'émission précurseur de l'analyse des médias "Droit de regard" sur France 3. Après 4 mois, l'émission sera supprimée après avoir diffusé un sujet critique sur la manière dont la seconde chaine a couvert l'élection.

Il sera au placard durant 18 ans (un record). C'est à dire qu'il sera, comme il le disait lui même, non pas payé "à ne rien faire" mais payé "pour ne rien faire". Les postes qu'il occupait avaient des dénominations fantaisistes.

En 2003, après avoir été responsable du MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale), Michel Naudy est l'un des fondateurs du Parti de Gauche.

En 2007, il est candidat sous l'étiquette PCF aux législatives en Ariège avant de fonder en 2009 le Cercle Lakanal, un groupe politique ayant pour objectif de dénoncer la corruption de certains élus. Les enquêtes que Naudy et son équipe ont mené ont débouché sur des mises en examen d'élus.

En 2011, il participe au documentaire "Les nouveaux chiens de garde". Il y dit qu'on n'est pas à l'antenne impunément.

Michel Naudy est retrouvé mort à son domicile en Décembre 2012, à l'âge de 60 ans. L'enquête concluera à un suicide.

 

avec :

Philippe Alfonsi, producteur de l'émission hebdomadaire "Taxi" et du mensuel "Hors sujet" sur FR3 de 1986 à 1991.

Bernard Loche, journaliste de "Taxi" et rédacteur en chef de "Hors sujet".

Rémi Galland, cofondateur du journal hebdomadaire "Politis" en 1988.

Serge Halimi, directeur du "Monde diplomatique" et rédacteur du livre "Les nouveaux chiens de garde" en 1997.

Yannick Kergoat co-réalisateur du documentaire "Les nouveaux chiens de garde" où intervient Michel Naudy en 2011.

Fernando Malverde, journaliste de France 3 Ile-de-France et syndicaliste du SNJ-CGT.

Jean-François Téaldi, rédacteur en chef dans l'audiovisuel public.

Aline Paillet, ancienne député européenne et présidente de la société des amis de Joseph Lakanal.

 

Merci à Marc Endeweld, Pierre Carles et Jean-Pierre Petitguillaume.

Ihar Alinevich – Sur la route de Magadan

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Ihar Alinevich – Sur la route de Magadan – Livre – 160 pages – Prix Libre

Ce livre écrit par mon fils, parle de faits se produisant à l’heure actuelle en Biélorussie. Il évoque les choix qu’une personne doit faire entre vivre et mourir, être libre ou emprisonné, et entre garder son âme et se trahir. Tout ce qui lui est arrivé s’est passé dans une vie réelle, en plein XXIe siècle, dans un pays qui se veut civilisé et européen, juste avant et après les élections présidentielles de 2010. L’idée de ce livre est apparue en 2011, lors de l’unique entretien qui nous a été accordé dans le centre de détention du KGB. On ne pouvait communiquer qu’en regardant derrière son dos mais nous étions tellement heureux de le voir avec mon mari… Tout ce qui est arrivé et continue à arriver à Ihar ressemble fortement à la situation décrite par Anatoliy Rybakov dans le livre Les Enfants de l’Arbat. Et, même si Sasha Pankratov a été arrêté en 1930, l’histoire se répète. J’ai proposé à Ihar d’écrire sur tout ce qui lui arrivait pour ne pas oublier, pour laisser la mémoire à l’histoire. Nous pensons tous que l’illégitimité, l’arbitraire, les répressions ne vont jamais nous arriver à nous ou à nos proches. Il est donc très important que cette situation devienne le patrimoine de toute la société.

 

Et puis j'ai aussi un exemplaire de ce bouquin :

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Peines Eliminatrices et isolement carcéral – Lettres, Textes, Entretiens – 2001-2009 – 160 pages – 5 euros

"Il faut utiliser la peur comme un moteur et non comme un frein à nos impulsions ; le retrait ou la lutte font partie de l'attaque. Ce qui n'en fait plus partie, c'est la paralysie… Mourir, c'est rester à tout jamais dans la même position. Celui ou celle qui reste trop tranquille voire immobile n'est plus en vie." Mounir, quartier d'isolement de Nanterre.

 

underwood

 

 

 

 

 

UNDERWOOD #10 – Fanzine – 56 pages – Prix Libre

LE PARTI SANS CIBLE

ayé le parti sans cible se présente aux élections municipales d'Amiens.

Superbe interview sur France Bleue Picardie. (à venir, le reportage de France 3 Picardie, ça va envoyer du lourd…)

 

LA LISTE A ÉTÉ DÉPOSÉE A LA PRÉFECTURE!
 
Ce qui signifie que le 23 mars dans ton bureau de vote, tu pourras glisser un bulletin du Parti Sans Cible…
 
Si on parvient à se payer lesdits bulletins!
 

   Alors pour plus de mieux à Amiens et contre la dictature des pies et des corbeaux.. un gros soutien ou un petit soutien c'est comme tu veux mais t'es trop cool

Tu peux envoyer un chèque au 28 rue Henri Giffard 80090 Amiens au nom de Louis Olivier
Ou alors si tu veux nous faire un virement contacte nous sur le mail du sans cible: partisanscible@gmail.com . On fera au plus vite, tu t'en doute bien, pour te faire parvenir ce dit RIB.

merci et bisous sur le museau

 

Pour découvrir le programme du parti sans cible et toutes ses vidéos de propagande :

http://partisanscible.blogspot.fr/

olive et nico mairie beauvillé copie

1 Interdire le robusta dans les bars
2.  Rapprocher la terre du soleil à partir de septembre pour éradiquer l'hiver
3.  Envoyer quelqu'un dès qu'un problème survient
                            4.  Sécuriser le périmètre urbain en réintroduisant le renard en ville et ainsi décourager les pies et les corbeaux de faire leurs propres lois
5.  Élargir le créneau horaire de l'apéro
6.  Réouvrir les frontières des déchetteries municipales
7.  Celui qui perd, c'est papa qui paye l'apéritif (voir proposition numero 5)
8.  Interdire le port des voiles pour les bateaux                                 
9.  Gratuité dans les magasins ouverts le dimanche
10.  Réouverture de l'Accueil Froid                             
11.  Légalisation des combats de coq à la ruche
                                              12.  Augmentation des loyers à Amiens pour qu'il y ait plus de gens sous les ponts et ainsi tenir chaud à ceux qui y sont déjà
                      13.  Interdire les ponts à Amiens                                                                                           
            14.  Économiser de l'énergie grâce à un système de création d'éléctricité sur chaque Vélam permettant de bénéficier de plus de lumière sous les ponts.
15.  Légalisation du vol pour gagner plus                                                          
16.  Prohibition des chansons de Noël sous quelques formes qu'elles soient.
17.  Légaliser les meurtres sexuels sur les dauphins.                                                   
18.  Créer des lignes de trams en zigzag afin de ne pas perturber les personnes en état d'ébriété.
19.  Remplacer le signal d'avertissement des bus par la chanson "à la queue leu leu"
20.  Faire mieux que les autres villes                                                                                   
21.  Établir un jumelage avec Détroit pour s'inspirer de la politique et de l'ambiance qui s'en dégage.
22.  Racheter Détroit afin d'un jour délocaliser Amiens aux Etats-Unis
23.  Forcer Lagaff à chanter la Zoubida tous les samedi soir à Amiens Nord
24.  Faire des projections en noir et blanc en 3D sur la cathédrale
        25.  Tripler la couche de verre sur la verrière de la gare pour un peu plus de chaleur et profiter de barbecues solaires chaque dimanche et favoriser la pousse de plantes exotiques (cf proposition n°2)
26.  Déplacer le marché de Noël de Starsbourg à Amiens afin de favoriser le tourisme
27.  Interdire le marché de Noël à Amiens                                                                      
28.  Déplacer les vignobles de Bordeaux ici pour avoir plus de bonnes choses à Amiens
29.  Plus de + et moins de –                                                             
30.  Introduire une semaine de quatre jeudis tous les 2 mois         
31.  Arrêter le trois 8 pour passer  8/6                                                                   
32.  Délocaliser l'administration de la mairie d'amiens au maroc parce-qu'on a pas que ça à foutre
33.  Remplacer les joueurs de foot du stade de la licorne par des hamsters et les Gothiques par des poussins
34.  Remplacer la grande roue de Noël de la gare par une roue de hamster permanente
35.  Remplacer les paniers sur les guidons des vélos par des pianos
36.  Mettre plus de notes dans la sonnerie du Beffroi                              
37.  Remplacer les flics par des pompiers pour vraiment aider les gens
           38.  Tatouer la devise des policiers sur leur front "Protéger, Servir" pour qu'ils s'en rappellent chaque matin
39.  Réintroduire les caribous dans les hortillonnages                                            
40.  Imposer les Maîtres du temps au conseil municipal pour avoir plus de temps
41.  Acheter une Doloréane pour pouvoir revenir sur nos erreurs
42.  Mettre des lampadaires individuels pour éclairer les idées de tout le monde
43.  Fournir aux pigeons de la ville des graines colorées afin qu'ils recouvrent nos sols de fientes multicolores
44.  Diffuser "Eye of the tiger" pour chaque sortie de mariage devant la mairie
45.  Favoriser les bandes de jeunes pour qu'ils se sentent moins seuls
46.  Revenir en 1985 dès 2015                                                                 
47.  Vraiment mettre trois cailloux dans la rue des trois cailloux


Le Parti sans cible colle ses affiches à Amiens par courrier-picard

et l'article du Courrier Picard : http://www.courrier-picard.fr/region/apres-midi-collage-d-affiches-avec-le-parti-sans-cible-ia167b0n335564

partisanscible

La maternité des Bluets : un monument d’histoire sociale sous les feux de l’austérité "socialiste"

Les politiques de réductions budgétaires mises en place par les gouvernements, aggravées par une tarification à l’acte qui ne répond pas aux besoins, sont à l’origine d’un déficit de 6,3 millions d’euros qui risque d’amener au dépôt de bilan l’association Ambroise Croizat.

Fruit de conquêtes de droits pour que les femmes et les hommes prennent toute leur place dans la société, les établissements de cette association visent l’accompagnement à la parentalité ainsi que l’accompagnement à la réinsertion professionnelle et sociale de salariés dont l’état de santé les a rendus inaptes à l’exercice de leur métier d’origine.
Composée de trois centres de réinsertion professionnelle pour adultes en situation de handicap, de la maternité Pierre Rouques dite « des Bluets » et du centre de santé Fernand Lamaze, elle emploie 600 salarié(e)s.

Dans la lignée de leurs prédécesseurs, les gouvernants actuels continuent leur désengagement en reportant ces missions au niveau des régions et des départements en y adjoignant des objectifs de rentabilité.

Avec nous, demandez la reprise du déficit de l’hôpital Pierre Rouques.
Avec nous, demandez un financement plus juste.
Avec nous, demandez la réévaluation des rémunérations des stagiaires.

Soutenez-nous en signant et faisant connaitre cette pétition.

pétition : http://www.change.org/fr/pétitions/la-santé-et-la-formation-ne-sont-pas-des-marchandises-2?share_id=FbbprHvxsx&utm_campaign=signature_receipt&utm_medium=email&utm_source=share_petition

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La maternité des Bluets : un monument d’histoire sociale sous les feux de l’austérité socialiste

27 mai 2013 | Par Alain BerthoMediapart.fr

En 1957, Jean Gabin fut, le temps d’un film, le docteur Laurent, adepte de la nouvelle méthode de l’accouchement sans douleur aux prises avec tous les préjugés, y compris de l’Ordre des Médecins. La scène finale était un véritable accouchement filmé en gros plan. Le film était alors dédié « respectueusement aux pionniers de la méthode psychoprophylactique d’accouchement sans douleur ». La dédicace ajoutait : « il a été réalisé avec l’aide de la maternité des métallurgistes à Paris où cette méthode a été pratiquée la première fois en France en 1952. »[1]

On l’appelait la clinique des « métallos ». Ouverte en 1947, elle était située dans le 11° arrondissement non loin du « 94 », local de la fédération CGT des métallurgistes de la rue Jean Pierre Timbaud. C’est en effet là qu’exerce le docteur Fernand Lamaze, promoteur de la méthode qui portera son nom en France. C’est là encore qu’en 1954 Louis Dalmas, fondateur (avec Raymond Depardon) de l’agence Dalmas, filme un accouchement. Le PCF fait une proposition de loi en 1953, votée en1956, pour la prise en charge les neuf séances de préparation par la sécurité sociale.[2]

Cette maternité existe toujours. Elle poursuit, dans les conditions d’aujourd’hui, ce long combat pour les femmes et la maîtrise de leur corps. La qualité des soins qui y sont dispensés, comme du suivi dont bénéficient les mères et futures mères comme leurs bébés est reconnue de façon unanime et lui vaut le label officiel « Ami des bébés »[3]. La maternité assure 3000 accouchements par an, le suivi de 1200 couples en PMA, la prise en charge de 1100 femmes en orthogénie. Maintenant installée dans le 12° arrondissement (depuis 2007) et adossée à l’Hôpital Trousseau, elle complète son activité par un centre de planning familial, et un centre de santé.

A sein de l’association Ambroise Croizat qui la gère, le sort de cette maternité est depuis longtemps lié à trois centres de rééducation professionnelle accueillant des stagiaires en reconversion contrainte pour raison de santé lourde : le centre Jean Pierre Timbaud, le centre Suzanne Masson et le centre Louis Gatignon dont les noms ne résonnent plus guère qu’aux oreilles des historiens et de  militants avertis. L’histoire de ces centres s’enracine en effet dans les dynamiques populaires du XX° siècle : le premier CRP fut fondé en 1937 dans la foulée du Front Populaire et le centre  Suzanne Masson en 1950, porté  par l’Union Syndicale des Travailleurs de la Métallurgie CGT de la Seine dans la foulée de la Libération et de la création de la Sécurité Sociale… par un ministre nommé Ambroise Croizat. Aujourd’hui les trois centres assurent une véritable mission de service public et conduisent quelques 600 stagiaires chaque année vers leur nouveau métier.

Mais les réformes successives menées sous la règle de la rentabilisation des services de Santé er des critères financiers menacent de mort cet héritage, les services de qualité rendus à 3000 mères et 600 travailleurs handicapés par ans, et le travail de plus de 500 salariés.

C’est la maternité qui est aujourd’hui sur la sellette. Car il y a, sur la durée, une incompatibilité financière entre la tarification à l’acte (T2A) imposée en 2004 et la qualité du service rendu. Et les années passant, cette incompatibilité a un nom : celui du déficit de l’établissement estimé à plusieurs millions d’euros.

La vice présidente socialiste actuelle de l’Assemblée nationale, Sandrine Mazetier, avait consacré un long article à cette situation lors de sa campagne électorale. Elle soulignait notamment que  « l’établissement est pénalisé par le passage à la tarification à l’activité (T2A), strictement fondée sur les actes médicaux et de soins ponctuant le suivi des femmes enceintes, la préparation à la naissance et l’accouchement lui-même ». Mais cette non rentabilité a des causes médicalement positives : « Aux Bluets, le taux de césarienne est ainsi de quelque 14% quand, dans d’autres maternités, il s’élève à 40% voire plus. Or une césarienne est rémunérée près du double d’un accouchement par voie basse ».

Sandrine Mazetier critiquait alors « l’Agence Régionale de Santé (ARS), qui relaie la politique du gouvernement, remet en cause l’accompagnement financier de la Maternité des Bluets et lui demande d’assurer 200 accouchements et 200 procréations médicales assistées supplémentaires, à effectif constant, au nom de la « productivité ». Et de conclure : « En matière de santé, une nouvelle fois, l’Etat impose une logique comptable » alors que « l’ARS doit reconnaître les spécificités de la maternité les Bluets ».

C’était avant l’élection de François Hollande et de Sandrine Mazetier. Un an plus tard, l’Agence Régionale de Santé, toujours dirigée par le socialiste Claude Evin n’a pas changé de politique et reste sourde aux demandes réitérées de reprise du déficit de la maternité[4].

En 2012, une réorganisation de l’hôpital a été entreprise suivant des recommandations de l’ARS. Le déficit a été réduit.  Mais l’absence persistant d’engagement durable de l’ARS auprès des banques met l’établissement en danger permanent de cessation de paiement. Les semaines passent. Les banques qui portent la trésorerie de l’association commencent à donner des signes d’impatience. Ce qui est en cause c’est la survie même de la maternité, et plus encore. En effet, si un dépôt de bilan a lieu sur l’autel des politiques d’austérité, ce sera celle de l’Association Ambroise Croizat elle-même, entrainant dans sa chute trois CRP qui eux, sont loin d’être déficitaires.

Que fait Sandrine Mazetier ? Que dit Marisol Touraine ?

Y a-t-il encore une politique publique de la Santé dans ce pays ? Y a-t-il encore des responsables et des ministres capables de discuter sur le fond et sur les principes politiques avec les professionnels d’un secteur dévasté ? Où ne reste-t-il que des directeurs d’agences comptables chargés de recevoir ces professionnels avec  la mission de ne rien céder, de ne rien négocier, de laisser les politiques à l’abri de tout débat ? Quelles qu’en soient les conséquences. "Etrange capitulation" nous dit Laurent Mauduit[5]. Etrange peut-être, concrète partout, dévastatrice surement.

 

[1] “Le cas du docteur Laurent », film de Jean Paul Le Chanois, scénario de Jean Paul Le Chanois et René Barjavel avec Jean Gabin, Nicole Courcel, Silvia Montfort, musique de Joseph Kosma

[2] Marianne Caron-Leulliez, Jocelyne George, L'accouchement sans douleur, Histoire d’une révolution oubliée, 2004

[3] 18 établissements labélisés en France, un seul en région parisienne

[4] Evalué aujourd’hui à 6.3 millions d’euros

[5] L'étrange capitulation, Editions Gawsewitch, 2013