CHANGEONS D’ÈRE !

Un an après la sortie du documentaire « Vérités et mensonges sur la SNCF » (https://www.youtube.com/watch?v=gT3PPOXZqNk) commandé par le CE SNCF Nord-Pas-de-Calais, un autre comité d’entreprise cheminot, celui de FRET SNCF, m’a demandé de réaliser un film sur l’état du transport de marchandises en France en 2016.

En tant que fils de cheminot, qui plus est en poste durant toute sa carrière au triage d’Hourcade près de Bordeaux, en tant que journaliste et réalisateur « spécialisé » dans le domaine du travail, des services publics, de l’économie, je savais plus ou moins que le fret ferroviaire n’était pas en forme. Mais de là à avoir conscience de l’étendue des dégâts et de la rapidité de la casse, il y avait un pas que ce film a permis de franchir. 85% des marchandises passent désormais par la route, à peine 10% par le rail. La part du rail a été divisée par trois en une quinzaine d’années seulement.

Et pourtant, ce n’est pas faute pour les cheminots d’avoir tiré le signal d’alarme. Mais que voulez-vous, les médias et les journalistes détournent leurs yeux vers des sujets plus importants comme la folie Pokemon et les frasques de Benzema ou de Nabilla…

Les principales leçons que l’on peut tirer après avoir fait et vu ce film sont :

1 – des choix économiques et écologiques d’importance sont faits dans notre pays dans une absence totale de débat public et dans un silence médiatique assourdissant,

2- la parole des salariés, des élus salariés et des syndicalistes est d’une très grande richesse quand on prend le temps d’aller la chercher et de la restituer.

A l’aube d’une campagne présidentielle et législative qui s’annonce plus glauque et réactionnaire que jamais, il faut rendre grâce à un comité d’entreprise comme celui de SNCF Fret dirigé par des syndicats combatifs de créer un espace de liberté pour une information non polluée.

Pour visionner le film, rendez-vous sur le site de Fret SNCF : http://www.fret21.org/ ou à l’adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=jmydwmmDB5E

N’hésitez pas à faire connaître sous toutes ses formes ce documentaire.

Gilles Balbastre, réalisateur (notamment des Nouveaux chiens de garde avec Yannick Kergoat)

 
 

Ian MacKaye & Steve Albini in conversation

Ian MacKaye was once in bands like Minor Threat and Embrace and is currently in the bands Fugazi and the Evens. He also co-founded and continues to oversee the excellent label Dischord Records, which is based in his hometown of Washington D.C. Steve Albini has been in bands like Big Black and Rapeman and is currently in the vital and wondrous rock trio, Shellac of North America. He’s a very well-respected recording engineer who owns and operates the Electrical Audio facility in the city of Chicago, Illinois, where he has lived for a good long time. In this first of a two-part moderated conversation between Ian and Steve, we discuss how they first met via either the late John Loder or Corey Rusk, Steve’s harshly written published review of the Rites of Spring record, Big Black playing D.C., machines and heartbeats, the formalization of punk, the influence of Minor Threat, punk violence, the Butthole Surfers, one-upmanship, explaining Pailhead and how Ian came to work with Al Jourgensen, the significance of John Loder, his company Southern Records, and its role in distributing underground music, Ministry, Revolting Cocks, Wax Trax! Records, Strike Under, punk to electronic music, Paul “Ion” Barker, the Blackouts, Bill Rieflin, drumming, Chicago’s drug scene, Minor Threat’s ferocity and execution, the time Pailhead employed an Ian MacKaye impersonator at shows, Adrian Sherwood almost working with Big Black, the story behind the In on the Kill Taker sessions, staying in London and missing John Loder, why Fugazi recorded in Chicago, how the greatest session ever yielded the saddest demo tapes, Fugazi let its guard down, Steve’s magical rapport with bands, Fugazi goes hard, how Steve bonded with Fugazi during their session together, stifling your fandom as an engineer, treating people you record with respect and trusting their vision, Ian teaches Steve how to double vocals, Ian’s phrasing, single vocals are just fine, trumpets, Ian as a prolific producer, the first Teen Idles recording session with a mean engineer, how Terrie from the Ex obtained his first guitar, Skip Groff and Don Zientara, Inner Ear Studio, Round Raoul Records, resisting technological trends when running a studio, how the In on the Kill Taker sessions with Steve ended up circulating publicly, Fugazi tried to bury it, how records leak, the song « Great Cop, » and that was the end of part one.

In this second of a two-part moderated conversation between Ian and Steve, we discuss the Independent Rock Music Label Festivals organized by Heather Whinna in Chicago that featured Fugazi, Shellac, the Make-Up, Blonde Redhead, and the Ex, Jay Ryan, the Rainbow Roller Rink and the Congress Theatre, confidence versus leadership, Ian on Steve’s interviews, how disempowered people feel, Ian doesn’t talk shit about people like Marc Ribot, exemplars, why Steve might call someone out on a position or argument, critiquing your own community, relating to “political correctness” today, the Reagan Revolution and ‘to care is selfish,’ being decent toward other people, biases and presumptions, the Fugazi song “And the Same,” which includes the lyric, “Yes, I know this is politically correct…,” derailing progression, charity was selfish and greed was good, growing up in D.C. without encountering many Republicans, Democrats can’t go radically left, why musicians play music, being attacked by others, Sylvester Stallone, the Urban Outfitters/Minor Threat thing and aquarium warfare, online pile-ons and Henry Rollins and Robin Williams, Steve defends Henry, internet distractions, making sense of the age of outrage, access and speed, super communication and one-way communication and real-life communication, anonymity, the Butthole Surfers, metrics, I can’t even, Steve belongs on twitter, the way Ian demonstrated how to be a decent, thinking person, the punk rock lawyer, creeping professionalism, custodial and active responsibilities, Dischord Records and Electrical Audio, the music scene in Chicago, it’s nice to be right, work and love, people don’t own their own time, the big payback, “The People’s Microphone,” and that was that phone call.

Le retour de la Terreur

Admirative du clergé médiatique mobilisé contre la violence des casseurs, Nada-info a retrouvé un document exceptionnel dans ses archives : il illustre l’abnégation des ministres du culte qui, de tous temps, se sont dressés contre les barbares.

Nada-info vous offre cette petite vidéo, fruit d’un collectif regroupant des anciens des « Nouveaux chiens de Garde » associé à la Compagnie Jolie Môme.

Pour information, cette vidéo est encore et toujours le fruit d’un travail militant. Pour que Nada-info puisse continuer d’exister, produire des documentaires et une information alternative, à l’heure où les médias montrent encore plus leur visage réactionnaire, n’hésitez pas à nous aider financièrement.
Le Collectif Nada

MON CUL EN VACANCES DU 6 AU 29 JANVIER / + INFO ZAD NDDL

Je pars en tournée avec La Fraction en Amérique Latine, donc pas de commande pendant cette période…

On sait jamais, vous serez peut-être dans le coin ? J'aurai quelques compil' à 2 pesos avec moi.

Friday 8 January – Lima (Peru) Hensley bar
Saturday 9 – Lima (Peru) Secret show.
Wednesday 13 – Buenos Aires (Argentina) Niceto club, with Boom Boom Kid
Thursday 14 – Cordoba (Argentina), with Boom Boom Kid
Friday 15 – Rosario (Argentina) earlygig, with Boom Boom Kid
            Santa Fe city (Argentina) night show, with Boom Boom Kid
Saturday 16 – Mar del plata (Argentina), with Boom Boom Kid
Sunday 17 – Montevideo (Uruguay), with Boom Boom Kid
Monday 18 – La Plata (Argentina), with Boom Boom Kid
Wednesday 20 – Porto Alegre (Brasil) Occidente, with Chute no Rim and another band
Thursday 21 – Gravataí (Brasil) Espaço Cultural Lechiguana, with Ofensão and another band
Friday 22 – São Paulo (Brasil) – Centro Cultural Zapata
Saturday 23 – Itanhaém (Brasil) – No gods no masters festival

Nddl – 9 janvier – Pourquoi faut-il venir ? + précisions logistiques

## Pourquoi la date de mobilisation a-t-elle été avancée au 9 janvier ?

        Nous avions annoncé initialement un grande mobilisation le 16
janvier sans savoir si Vinci et le gouvernement auraient l'indigne
audace de relancer une procèdure d'expulsion immédiate des habitants
et paysans de la zad en plein mois de janvier.  Nous avons appris dès
le 30 novembre que ceux-ci étaient de nouveau convoqués au tribunal le
13 janvier. Nous avons donc décidé in-extremis d'avancer la date de
mobilisation au 9 janvier et de redoubler de détermination.

## Pourquoi est-il crucial de participer à cette mobilisation ?

        Le procès du 13 janvier est une attaque sans précédent contre
les habitants et paysans résistants de la ZAD. Une attaque du même
ordre que celle de l'automne 2012, même si elle ne prend pas cette
fois ci la forme d'une intervention policière, du moins pour
l'instant. AGO-VINCI veut à tout prix acculer les habitant-e-s au
départ, en les menaçant d'expulsion sans délai, de saisie de leur bien
et de leur cheptel et en réclamant qu'ils soient condamnés à des
amendes journalières exorbitantes.

         Il n'est pas question de laisser l’État expulser une partie
d'entre nous, ni même de laisser peser une telle menace sur l'ensemble
des habitants de la zone. Notre perspective est l'abandon du projet,
cependant notre force collective doit arracher immédiatement
l'engagement de l’État à renoncer à toute procédure d'expulsion
jusqu'à ce que tous les recours soient menés à leur fin. Tel est
l'objectif de la manifestation du 9 janvier et des mobilisations qui
suivront si cela ne suffit pas. Nous savons que les délais sont
courts, mais nous appelons en ce sens toutes celles et ceux qui
peuvent, même de loin, à tout faire pour venir en nombre à Nantes ce
jour là.

## Pour plus d'infos sur le sens et l'Etat d'esprit de cette manifestation –
l'appel complet :

http://zad.nadir.org/spip.php?article3322
l'affiche :
https://www.acipa-ndl.fr/images/photos/Affiches/2016/2016-01-09_tractoperif_A4
HD.jpg

## Que faire si vous ne pouvez venir à Nantes le 9 janvier ?

Nous appelons à lancer des manifestations, blocages, occupations et
autres formes d’actions près de chez vous en solidarité contre les
expulsions, (plutôt) le 9 ou même le 16 janvier, selon les
possibilités locales appréciées par les comités de soutien… Rennes,
Toulouse, d’autres villes… ont déjà annoncé des actions.

## Précisions logistiques pour celles et ceux qui viennent et diverses
demandes d'aide.

Cette mobilisation se fait d'autant plus en urgence avec l'avancée in
extremis à la date du 9 janvier. Nous aurons besoin de la
participation de tous et toutes pour faire  de cette journée un
succès.

## Relais

Il nous reste 4 jours. Tout relais possible de la mobilisation du 9
janvier dans vos réseaux, sur les marchés, sur internet, dans les
rues, auprès de vos ami-e-s…est cruciale.. Nous comptons donc sur
chaque comité pour être aussi créatif (tracts, affiches, messages
enflammés, clip vidéos, chansons, panneaux sur le bord des routes…)
que réactif et pour faire en sorte que ça se bouge d'un peu partout.

## Couchage

Nous nous organisons pour assurer des couchages au chaud pour celles
et ceux qui viennent de loin et souhaiteraient arriver la veille au
soir ou ne repartir que le dimanche. Prévoyez néanmoins sacs de
couchage et tapis de sol. Nous donnerons des contacts spécifiques et
précisions à ce sujet au cours de la semaine.

## Où rejoindre la mobilisation du 09 janvier ?

Nous appelons à nous retrouver sur le périphérique de Nantes, en
convois de tracteurs, vélos, marcheurs, convergeant vers Cheviré, pour
un grand banquet partagé au pied du pont.

Pour les amoureus-e-s des tracto-vélos et ceux qui se trouvent dans le
coin, il est possible de rejoindre en bicyclette le convoi qui partira
de Notre dame des landes à 8h30 le samedi matin. Il sera important
d'être nombreux/ses dès cette heure là.

Si vous êtes en vélo, il est aussi possible de se rallier aux autres
points de rendez-vous et de jonction avec les convois de tracteurs
venus de différents endroits du département. Prévoyer d'être en avance
au différents rv's et prêt à partir à l'heure dite.
– Le Cardo 11h30
– Zénith Atlantis 11h30
– Cinéville de Saint Sébastien 11h30
– Centre Commercial Océane Porte de Rezé 11h30

Si vous venez à vélo, il est conseillé de prendre des gilets jaunes et
des frontales pour ceux qui reviendront en convoi le soir.

Si vous êtes à pied, rejoignez La Neustrie (terminus de la ligne de
tram 3) à 11h30

Il n'y a pas de rendez-vous privilégé et il est souhaité qu'il y ait
du monde sur chacun d'entre eux.

## Banderoles et pancartes

Nous appelons chacun à venir avec ses propres banderoles et pancartes
pour multiplier les messages aux différents points de rendez-vous. Un
atelier collectif de déco pour la manif aura aussi lieu à la ferme de
Bellevue mercredi à partir de 10h.

## Equipement et participation au banquet

Nous invitons chaque comité à inclure dans les convois tracteurs des
bancs, tabourets pliables et tréteaux (marqués pour qu'on s'y retrouve
à la fin) ainsi que des nappes colorées ou décorées par vos soins pour
le banquet. Il y aura à chaque point de rv un tracteur avec une
remorque pour mettre ce type d'équipement. Si vous pouvez prêter du
matériel de ce type, il est aussi possible de passer le déposer toute
la semaine à la ferme de Bellevue. Le chargement se fera vendredi
après-midi.

Quelques cantines collective prépareront  des quantités de soupe entre autre
Nous convions chacun-e à venir avec quelque chose à partager pour le
banquet : une tarte, un cake, un fromage, un thermos de thé ou une
bonne bouteille…

## Organisation de bus

Si vous organisez un bus pour venir de chez vous, des places de
parking seront prévues près l'arrêt de Tram La neustre. Il sera
possible de déposer les manifestants à cet endroit là et d'être
ensuite guidé sur un parking.

Et pour celles et ceux qui n'auraient pas l'habitude du temps parfois
capricieux de la région, n'oubliez pas de prendre quelques cirés et
parapluie. On ne va pas se laisser décourager par l'éventuelle
humidité de l'air !

## Infos sur place et postes radio

Nous aurons notre propre émetteur radio pendant la manifestation avec
des infos retransmises en direct sur le déroulement de la journée.
Vous pouvez donc prendre un petit poste radio portable avec vous.

## Se tenir informé au long de la semaine

Nous risquons fort de donner de nouvelles informations sur la
mobilisation du 9 au cours de la semaine. Pensez à consulter les sites
zad.nadir.org et  www.acipa-ndl.fr à ce sujet.

Pour toute requêtes et propositions :

zad@riseup.netacipa.info@free.fr

Vérités et mensonges sur la SNCF – Par Gilles Balbastre

https://www.youtube.com/watch?v=gT3PPOXZqNk&feature=youtu.be
"Tous les travers de la privatisation du rail anglais, que le réalisateur britannique Ken Loach dénonçait en 2001 dans son film The Navigators, deviennent une réalité quotidienne en France.  Il y a un an, la réforme ferroviaire votée à l'Assemblée Nationale (4 août 2014) avait été l'occasion d'une vaste campagne de manipulation de l'opinion publique orchestrée par le gouvernement de Manuel Valls, la direction de la SNCF et les médias réunis main dans la main. Face à ce qu'on peut bien appeler une opération de propagande, les milliers de grévistes et les syndicats opposés à cette réforme ont eu bien du mal à exposer et à faire connaître leurs arguments. Mais force est de constater que l'emploi du mot propagande ne va pas de soi pour un grand nombre de citoyens, voir de cheminots soumis régulièrement à une communication dont les moyens sont considérables. La petite musique libérale et dérégulatrice conditionne à force d'être martelée. C'est dans ce contexte que le cabinet Emergences et le comité d'établissement régional SNCF Nord-pas-de-Calais m'ont proposé de réaliser un film qui renverse ces logiques de communication. Car les représentants syndicaux et les salariés savent de quoi ils parlent, mais ont du mal à exposer une autre parole dans un espace public cadenassé.  De cette rencontre est né le documentaire « Vérités et mensonges à la SNCF » qui redonne justement la parole à ceux qui se battent pour le maintien d'un réel service public ferroviaire."  Gilles Balbastre

A VOUS D'ELIRE L'AMIENOIS DE L'ANNEE

Top départ pour l’élection de l’Amiénois de l’année ! Vous avez jusqu’au 31 décembre pour voter en faveur de la personnalité qui, selon vous, a le plus marqué l’année 2014.

1962347869_B974221278Z.1_20141205081433_000_GD33J58PP.1-0.jpgVA VOTER ON TE DIT

1 Jacques Dutrieu

Le bouillant cuisinier de feu le restaurant Chez Maman, dans le quartier Saint-Leu, s’est fait connaître cette année après son passage remarqué dans l’émission Cauchemar en cuisine sur M6. Ses prises de bec, avec Quentin, le patron du restaurant, ont été le sel du programme dont la vedette est le chef cuisinier Philippe Etchebest. Malgré ses conseils avisés, le restaurant a fini par fermer. Personnage atypique – bourru diront certains –, Jacques Dutrieu a montré sa sensibilité durant l’émission.

 

2 Thérèse Nowak

C’est une personnalité des hortillonnages! Thérèse Nowak revendique son attachement et sa passion pour son métier. Hortillonne pur jus, cette maraîchère a pour projet d’édifier un musée à la gloire des hortillonnages, lieu emblématique qui contribue au rayonnement national d’Amiens. Thérèse Nowak s’est aussi illustrée cette année au cours de son passage dans l’émission Midi en France sur France 3 où elle a fait la promotion des légumes cultivés à Amiens avec sa gouaille communicative.

 

3 Nicolas Belvalette

On avait dit «Pas de personnalités politiques parmi les nominés!» On peut toutefois déroger à cette règle concernant Nicolas Belvalette. Durant la campagne pour les élections municipales, la tête de liste du Parti sans cible a égayé la vie politique avec son regard décalé. En guise de campagne, le Parti sans cible a diffusé sur internet une série de clips aussi hilarants que décapants. On peut ne pas partager sa vision de la politique mais admettre que le Parti sans cible a apporté quelque chose de réjouissant durant la campagne.

 

4 Nicolas Reitzaum

L’œil du photographe. Un regard émouvant sur les sujets qu’il saisit dans son objectif. Connu pour ses portraits, le photographe amiénois vient de collaborer avec Nathalie Rheims à un beau livre consacré au Père-Lachaise, le cimetière parisien où reposent bon nombre de célébrités. Le photographe amiénois y présente une série de clichés – dont plusieurs en noir et blanc — plein d’émotions.

 

5 Patrick Berquin

La pédiatrie qu’il dirige est l'une des grandes gagnantes du déménagement du CHU Amiens Picardie au Sud. Regroupé dans une unité structurée en bloc unique, sur quatre étages et dans un seul et même bâtiment aux côtés de la maternité, le service de pédiatrie gagne même des postes. Le nombre de lits en hospitalisation de jour passe de 7 à 9 et une unité d’hospitalisation de courte durée de 16 lits a été créée. «Amiens a le seul service de réanimation pédiatrique de la région, ce qui nous évite d’avoir à transférer les patients à Paris. Nos spécialités de neurophysiologie et de cardiologie pédiatriques sont régulièrement citées parmi les meilleures de France» liste encore le professeur.

 

6 Albin de la Simone

Miossec a demandé à Albin de la Simone, 44 ans, de réaliser son dernier album Ici bas, ici même sorti au printemps. Miossec dit du musicien amiénois qu’il l’a incité à « aborder les choses en douceur ». Un peu moins rock. Les deux hommes ont trouvé un terrain commun sur le jazz et les musiques du monde. « Quand Miossec m’a appelé, j’étais dans le jardin de ma mère, à Montigny-sur-l’Hallue. On s’est rendu compte que malgré notre distance apparente, on vibrait pour les mêmes choses. C’est presque pendant ce coup de fil que l’esthétique du disque s’est déterminée » dit Albin de la Simone.

 

7 Miss Picardie

Adeline Legris-Croisel sera en lice pour le titre de Miss France samedi. Mais au-delà de ce concours national, l’Amiénoise a séduit le jury de Miss Picardie, dont l’élection s’est déroulée à Beauvais, par sa prestation en langue des signes. Outre son aisance au micro et son charisme, Adeline Legris-Croisel a fait mouche avec cette prestation pour les malentendants, à destination de ses amis qui l’accompagnaient pour cette élection. « Je ne m’attendais vraiment pas à être élue. Entre filles on avait désigné d’autres favorites, mais, quoi qu’il arrive, l’expérience était positive. Vous savez, quand vous avez défilé devant 1500 personnes en maillot de bain, plus rien ne vous fait peur », nous avait-elle confié. L’Amiénoise Adeline Legris-Croisel succède à Manon Beurey.

 

8 Laure Henry

Elle a déjà une maison d’hôtes dans le quartier anglais de Saint-Acheul et un gîte à Guignemicourt. Laure Henry, 41 ans, et deux de ses amis devenus associés, ont aménagé au printemps cinq maisons cabanes aménagées comme des gîtes et fonctionnant en formule chambre d’hôte dans les hortillonnages. L’originalité de leur projet est de miser sur le développement durable. Ils ont par exemple choisi d’opter pour un système d’assainissement par les plantes.

Expulsion du squat Roxy Cooper à Grenoble

Publié aujourd'hui sur Squat!net:
https://fr.squat.net/2014/10/14/grenoble-expulsion-du-squat-roxy-cooper/

> Grenoble : expulsion du squat Roxy Cooper

On a habité le Roxy pendant presque un an avant que les sales logiques
de ce monde de merde ne le renvoient à sa condition de bâtiment vide,
inutile, triste.

Presque un an ça nous a permis :
– d’organiser une petite vingtaine de resto-concerts sans viande et sans
vigile
– d’accueillir le cours de boxe hebdomadaire et gratos que proposent nos
potes
– d’enregistrer plusieurs groupes qu’ont la classe et la haine du profit
– de réparer nos véhicules au chaud
– d’échanger tout un tas de trucs dans la zone de gratuité
– d’héberger les amies de passages ainsi que des inconnues en galère
– de mettre un peu de vie dans cette partie de la rue Bouchayer
– et vraiment plein d’autres choses…

Ce jeudi 9 octobre 2014, les keufs nous ont expulsés de chez nous.

Cette expulsion on s’y préparait depuis mi-juin, date à laquelle le
recours aux forces de l’ordre avait été accordé à nos propriétaires pour
que justice leur soit rendue.
En l’occurrence ça signifie nous foutre à la rue et éradiquer ainsi un
des obstacles à l’avancée de leur projet.
Les proprios, Edifim Dauphiné, c’est une boîte de promotion immobilière
qui fait un paquet de thunes en construisant les cages à lapin de demain.
La crise ne touche pas tout le monde pareil, on le sait. Pour eux ça a
même l’air d’aller plutôt bien.
En lieu et place de notre chez nous, ces promoteurs veulent construire,
avec la collaboration de la mairie de Grenoble, un de ces nouveaux
immeubles qui poussent un peu partout et tuent ce qui faisait le
caractère des quartiers qu’ils colonisent.
Ce projet est extrêmement impopulaire dans le voisinage. Personne n’est
dupe. Mais lucidité et détermination font difficilement le poids face au
pouvoir de la thune.
Les décideurs (promoteurs, élus, patrons…) ont la police, la presse et
la violence avec eux.

Il nous est un peu difficile de donner un chiffre concernant le nombre
de flics mobilisés sur cette opération, probablement entre 50 et 100.
Venus d’un peu partout. Des municipaux aux CRS, en passant par les
maîtres-chiens, la PJ, les « experts » de la scientifique… Bref, tout un
tas de raclures.

Il nous semble important de préciser que ce que le Daubé et France 3 ont
appelé « expulsion musclée d’un squat culturel accueillant
épisodiquement l’underground » s’apparentait à s’y méprendre à une
perquisition.
À ceci près qu’une perquisition implique que les habitants assistent à
la fouille de leurs effets.
Nos chiens ont été muselés, nos chambres retournées, le mobilier
défoncé, nos thunes volées, nos disques durs confisqués, les contenus de
nos ordinateurs et téléphones scannés et copiés, nos répertoires évaporés…
Relever ce léger « vice de forme » ne les a pas mis très à l’aise. Mais
notre marge de manoeuvre s’arrête là. Les lois c’est eux qui les font,
eux qui les interprêtent. Nous on est plutôt du côté de celles et ceux
qui les subissent.

En vrac, on tenait à remercier dans ces quelques lignes les amies venues
nous soutenir et pas seulement lors de l’expulsion, toutes les personnes
qui se sont impliquées dans ce lieu et ce qui a pu s’y passer, les
personnes qui ont kiffé y passer du temps et nous l’ont dit, les voisins
et voisines que c’était agréable de croiser…

On est tristes, en colère, c’est clair
mais ya du monde autour
il en faut plus pour nous intimider
ça continue
qu’on se le dise.

Haine des expulseurs & solidarité avec les galériennes et galériens

– À la mairie soit disant révolutruc de cette technoville aseptisée : on
vous emmerde, vous, vos écoquartiers, votre silence de pantoufle et vos
manières démago.
– À Edifim : on vous déteste, et plein de gens avec nous, parce que vous
vous foutez de nos vies, vous vous foutez royalement que des gens
dorment dehors pendant que vous spéculez sur du vide, on sait que vous
êtes procéduriers quand ça vous arrange et pyromanes quand il le faut.
(Les réclamations peuvent être adressées à « Agence EDIFIM Dauphiné, 12
chemin du Couvent, 38100 Grenoble. Tél. : 04 76 17 13 55″)
– Au vigile qui gardait le portail le temps que le ciment des parpaings
sèche : change de taff, gros
– Au crevard de keuf qui s’est pointé la bouche en coeur mercredi soir
en nous demandant l’hospitalité: reviens, à l’occase, pour voir,
maintenant on a ta gueule en tête.

 

MICHEL NAUDY – de l'antenne au placard

Un documentaire sonore de Julie Beressi et Yves-Marie Mahe sur le journaliste politique Michel Naudy. Bravo et merci d'avoir remis Michel Naudy à l'antenne et par la même un peu de pensée subversive sur France Culture.

 

Michel Naudy, de l'antenne au placard

Figure incontournable de la critique des médias, le journaliste politique Michel Naudy est intervenu, ces dernières années, dans les films de Pierre Carles ainsi que dans le documentair "Les nouveaux chiens de garde".

Michel Naudy était un des rares journalistes communistes rentrés à la télévision en 1982 à la suite de la victoire de Mitterrand due au programme commun.

Ancien chef de service de "L'humanité", il était un intellectuel qui s'exprimait de manière très claire avec une réflexion vraiment originale.

Michel Naudy était critique même envers les gens de sa sensibilité politique (ce qui lui vaut d'écrire "PCF le suicide" en 1986).

Plusieurs de ses émissions (si ce n'est pas toutes) ont eu des difficultés avec les directions des chaines. 

Il est rédacteur en chef et fait la revue de presse ironique du magazine hebdomadaire "Taxi" (1986) sur FR3 qui sera supprimée après un reportage sur le trafic d'armes et recevra de manière posthume le sept d'or du meilleur magazine d'actualité.

Michel Naudy co-fonde la revue "Politis" qu'il quittera à la fin de l'année 1988.

La même équipe que "Taxi" animera l'émission mensuelle "Hors sujet" durant la saison 1990/91.

Après "Un crime d'état" (1993), Michel Naudy enquête et publie "Le dossier noir de la police des polices" (1994) qui permettra la libération d'un innocent. Défendre un policier isolé lui permet de faire le procès de la police. Le film "36 quai des orfèvres" en est inspiré.

En 1995, il est le rédacteur en chef de l'émission précurseur de l'analyse des médias "Droit de regard" sur France 3. Après 4 mois, l'émission sera supprimée après avoir diffusé un sujet critique sur la manière dont la seconde chaine a couvert l'élection.

Il sera au placard durant 18 ans (un record). C'est à dire qu'il sera, comme il le disait lui même, non pas payé "à ne rien faire" mais payé "pour ne rien faire". Les postes qu'il occupait avaient des dénominations fantaisistes.

En 2003, après avoir été responsable du MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale), Michel Naudy est l'un des fondateurs du Parti de Gauche.

En 2007, il est candidat sous l'étiquette PCF aux législatives en Ariège avant de fonder en 2009 le Cercle Lakanal, un groupe politique ayant pour objectif de dénoncer la corruption de certains élus. Les enquêtes que Naudy et son équipe ont mené ont débouché sur des mises en examen d'élus.

En 2011, il participe au documentaire "Les nouveaux chiens de garde". Il y dit qu'on n'est pas à l'antenne impunément.

Michel Naudy est retrouvé mort à son domicile en Décembre 2012, à l'âge de 60 ans. L'enquête concluera à un suicide.

 

avec :

Philippe Alfonsi, producteur de l'émission hebdomadaire "Taxi" et du mensuel "Hors sujet" sur FR3 de 1986 à 1991.

Bernard Loche, journaliste de "Taxi" et rédacteur en chef de "Hors sujet".

Rémi Galland, cofondateur du journal hebdomadaire "Politis" en 1988.

Serge Halimi, directeur du "Monde diplomatique" et rédacteur du livre "Les nouveaux chiens de garde" en 1997.

Yannick Kergoat co-réalisateur du documentaire "Les nouveaux chiens de garde" où intervient Michel Naudy en 2011.

Fernando Malverde, journaliste de France 3 Ile-de-France et syndicaliste du SNJ-CGT.

Jean-François Téaldi, rédacteur en chef dans l'audiovisuel public.

Aline Paillet, ancienne député européenne et présidente de la société des amis de Joseph Lakanal.

 

Merci à Marc Endeweld, Pierre Carles et Jean-Pierre Petitguillaume.