TRUCS DE GAUCHISTES

LA VOIX DE SON MAÎTRE de Gérard MORDILLAT & Nicolas PHILIBERT – 1978

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Douze patrons de grandes entreprises parlent face à la caméra du pouvoir, de la hiérarchie, des syndicats, des grèves, de l’autogestion…

Ce documentaire avait été censuré à la télévision au moment de sa sortie.

Il est aujourd’hui disponible en DVD, notamment chez La Distro.

Fakir #48

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3 euros

Quelques membres du Siècle (actuels ou passés…)

adler Alexandre Adler
agon Jean-Paul Agon – Directeur général de L’Oréal.
ahrweiler Hélène Ahrweiler – Universitaire.
allegre Claude Allègre
amara Fadela Amara
assouline Pierre Assouline – Journaliste, écrivain.
attali Jacques Attali
aubry Martine Aubry – Première secrétaire du PS.
barnier Michel Barnier
barrot Jacques Barrot
bayrou François Bayrou
bebear Claude Bébéar – Ex-PDG de AXA.
bernheim Antoine Bernheim – Banquier et chef d’entreprise.
bertrand Xavier Bertrand
besson Eric Besson
bilger Pierre Bilger – Ancien PDG d’Alstom
bompard Alexandre Bompard
bon Michel Bon
bouton Daniel Bouton – ex-président de la société générale et ancien directeur du budget.
breton Thierry Breton – Ancien ministre des finances et grand patron.
carolis Patrick de Carolis
chabot Arlette Chabot
chain Emmanuel Chain – Journaliste et producteur pour la télévision.
chandernagor Françoise Chandernagor – Ecrivain.
charrette Hervé de Charrette
chevenement Jean-Pierre Chevènement
clement Pascal Clement
collomb Bertrand Collomb – Chef d’entreprise.
colombani Jean-Marie Colombani – Journaliste, ancien président du journal Le Monde.
cope Jean-François Copé
cotta Michèle Cotta
couderc Anne-Marie Couderc – Avocate de formation. En 1995, adjointe au Maire, députée de Paris. Ministre sous Juppé. En 1997, directrice générale adjointe et membre du comité éditorial du groupe Hachette Filipacchi Médias. 2004-2010, présidente du SPMI (syndicat de la presse magazine et d’information). 2010, directrice générale de Presstalis (société commerciale de messagerie de presse).
courbit Stéphane Courbit – 57ème fortune de France, entrepreneur du secteur des médias et de la télévision.
cremisi Teresa Cremisi – PDG de Flammarion et amie de BHL.
d'aubert François d’Aubert
dati Rachida Dati
davignon Etienne Davignon – Homme d’affaires.
de saint marc Renaud Denoix de Saint Marc – Ancien vice-président du Conseil d’État, membre du Conseil constitutionnel.
demorand Nicolas Demorand
descoings Richard Descoings – Directeur de l’Institut d’études politiques de Paris.
devedjian Patrick Devedjian – UMP, ancien membre du groupe d’extrême droite Occident.
duhamel Olivier Duhamel
elkabbach Jean-Pierre Elkabbach
eveno Bertrand Eveno – Haut fonctionnaire. Depuis 2009, président de la commission des salles de cinéma art et essai, du CNC. Ancien président de l’agence France-Presse, puis directeur général de Hachette Filipacchi Photo.
fabius Laurent Fabius
ferry Luc Ferry
field Michel Field – Journaliste sur Europe 1.
fillon François Fillon
gallois Louis Gallois
gaudin Michel Gaudin – Préfet de police
genuini Benoît Genuini – Ex-médiateur de Pôle emploi.
giesbert Franz-Olivier Giesbert
guichard Antoine Guichard – Ancien PDG du groupe Casino.
guigou Elisabeth Guigou
haberer Jean-Yves Haberer – Ancien PDG du Crédit Lyonnais dont il est tenu responsable de la retentissante faillite.
hollande François Hollande
idrac Anne-Marie Idrac – Vice présidente du Siècle. Ancienne présidente de la SNCF, RATP, ancienne secrétaire d’Etat au commerce extérieur.
imbert Claude Imbert – Journaliste au Point.
jacob Odile Jacob – Editrice.
jeambar Denis Jeambar – Journaliste, ancien directeur des éditions du Seuil.
joffrin Laurent Joffrin – journaliste et directeur de publication à Libération.
jospin Lionel Jospin
joxe Pierre Joxe
july Serge July – Ancien PDG de Libération.
jupe Alain Juppé
kessler Denis Kessler
Nathalie Kosciusko-Morizet
kouchner Bernard Kouchner
kouchner Julien Kouchner
lacour Etienne Lacour – Directeur de la rédaction SGPresse
lamassoure Alain Lamassoure – Conseiller régional UMP.
lamy Pascal Lamy – Directeur général de l’OMC depuis 2005.
lang Jack Lang
le duigou Jean-Christophe Le Duigou
lenoir Noëlle Lenoir
lepage Corinne Lepage
levy lang André Lévy-Lang – Administrateur de sociétés.
levy Maurice Levy – PDG de Publicis.
loyrette Henri Loyrette – Président du musée du Louvre.
mariton Hervé Mariton
millon Charles Millon
Alain Minc Alain Minc
moscovici Pierre Moscovici
notat Nicole Notat
nourissier François Nourissier – Journaliste et écrivain.
noyer Christian Noyer – Gouverneur de la Banque de France.
ockrent Christine Ockrent
panafieu Françoise de Panafieu
pebereau Michel Pebereau – Président de BNP Paribas.
pepy Guillaume Pépy
perben Dominique Perben
peyrelevade Jean Peyrelevade
pierre-brossolette Sylvie Pierre-Brossolette – Ancienne rédactrice en chef adjointe du Figaro Magazine, actuelle rédactrice en chef de politique intérieure de l’hebdo Le Point.
pivot Bernard Pivot
pouzilac Alain de Pouzilhac – ex-PDG d’Havas. Le 20 février 2008, il est nommé par Nicolas Sarkozy, président de la Société de l’audiovisuel extérieur de la France : France 24, RFI, TV5 Monde.
ppda PPDA
pujadas David Pujadas
raffarin Jean-Pierre Raffarin
rigaud Jacques Rigaud
rotschild Edouard de Rothschild – Banquier et homme d’affaires.
rozes Simone Rozes
sarkozy Nicolas Sarkozy
schramec Olivier Schramec
schweitzer Louis Schweitzer – ancien président du conseil d’administration de Renault, ancien président de la HALDE.
selliere Ernest Antoine Sellière
seydoux Nicolas Seydoux – Président des cinémas Gaumont, héritier de la famille Schlumberger.
sinclair Dominique Strauss Kahn et Anne Sinclair
slama Alain-Gérard Slama – Journaliste au Figaro et à France Culture.
teissier Marc Tessier – Prend part au lancement de Canal+. En 1995, Juppé lui offre la présidence du CNC, puis en 1999 est élu président de France Télévision jusqu’au terme de son mandat en 2005. Président de Video Futur Entertainment Group SA.
toubon Jacques Toubon
trichet Jean-Claude Trichet
vedrine Hubert Vedrine
woerth Eric Woerth
worms Gerard Worms – Président de la banque Rothschild

Mon dîner du Siècle – Par Tibo. (+ échos médiatiques et communiqué de presse)

24 novembre 2010, place de la Concorde, à l’Automobile Club de France (ACF), le lieu de rendez-vous.

automobile club de france

J’arrive par le métro, peu avant 19h30.

Un flic en civil est déjà placé en faction dans les couloirs du métro, devant la sortie, avec son talkie walkie dans les mains. Je monte les marches pour aller dehors, et je vois plein de flics, avec boucliers et casques, contrôlant le périmètre. L’ambiance est déjà électrique.

Pas loin, à droite de l’entrée de l’ACF, je remarque un petit groupe de fachos : je les reconnais à leur look de jeunes fafs, leurs écussons bizarres et leurs drapeaux moches. Avec eux, il y a aussi des fachos un peu plus âgés, bien habillés, propres sur eux, calmes, indétectables, genre Radio Courtoisie.

Plus loin et plus nombreux, en face de l’ACF, je vois les gauchistes s’agiter et faire du bruit. Les policiers sont en face d’eux, droits dans leurs bottes, casques et boucliers, matraques exhibées pour certains. Je me dirige vers l’entrée de l’ACF, bien gardée par des policiers en képi. Pour prendre un peu le poul, j’adresse la parole à un des flics : « Vous avez remarqué ? Il y a un groupe d’extrême-droite ici, à côté. Faites attention, ils peuvent être dangereux ces gens-là. Ils faut les surveiller ! » Je fais un peu mon bouffon naïf, pour endormir les défenses de mon interlocuteur et celui-ci me répond direct : « Moi, je n’ai aucun problème avec l’extrême-droite, qui eux savent se tenir tranquilles. Mon problème, c’est l’extrême-gauche, dit-il en me désignant le groupe en face. Ils sont violents, provocateurs et nous insultent toujours ! On n’a aucun souci avec l’extrême-droite. »

Sonné par cette réponse choc, qui me fait croire en des connivences entre l’extrême-droite et la police, je me dirige rejoindre les copains, groupés en face de l’ACF. Derrière eux, il y a des camions de flics et deux d’entre eux discutent. Je laisse traîner mes oreilles indiscrètes pour écouter leur conversation et l’un d’eux dit : « Y’a jamais de problèmes avec l’extrême-droite. Les provocations et les violences viennent toujours de l’extrême-gauche… ». Avec quelques camarades, on engage la discussion avec ces policiers, pour essayer de leur expliquer les raisons de notre manifestation. Préférant éviter de fraterniser avec nous, un policier se met sur la défensive et me répond : « Nous devons toujours rester neutre et ne jamais prendre parti pour tel ou tel groupe. Nous sommes des agents de l’Etat. » Et je lui rétorque : « Pourtant, ce n’est pas ce qu’un de vos collègues vient de de me démontrer, en me disant qu’il préférait les gens d’extrême-droite aux gens d’extrême-gauche, car ces derniers, selon lui, étaient toujours responsables de violences ! » Son visage montre de la surprise gênée, sachant que lui même était en train de tenir discrètement le même discours à son collègue…

Je laisse ce policier dans ses contradictions et je retourne me mettre au milieu des copains pour gueuler des slogans. Et je soupire en désignant le petit groupe de fachos au loin : « Putain, ils font chier ces nazis à se pointer à notre manif’ ! Mais qu’ils se cassent !!! » Et là, un mec se retourne et me dit d’un air jovial et persuasif:

_ mais non voyons, ce ne sont pas des nazis.

_ Ben c’est quoi alors ? C’est des fascistes si tu préfères ?

_ Ecoute, eux ce ne sont pas tes ennemis, ils luttent ici ce soir pour la même chose que toi. Ce sont tes alliés. Les vrais ennemis ce sont les gens du Siècle !

_ Hey mec, je veux bien être cool, discuter avec tout le monde et même avec les fachos s’il le faut, mais ça ne sera jamais mes copains, ça ne sera jamais mes alliés et je ne veux pas manifester avec eux. Mes grands-pères se sont battus contre les fachos. Ce n’est pas ce soir que je vais trahir leur mémoire !

Puis le mec commence à s’engager dans une argumentation à la con, en essayant de me démontrer que la vraie alternative révolutionnaire aujourd’hui, c’est le nationalisme, pour faire rempart au mondialisme. Ensuite, il se met à me parler du sionisme, de l’histoire du sionisme, du complot sioniste, etc. Il part tout seul dans une loghorrée de ouf, comme s’il avait mille choses à me démontrer en une minute sur le sionisme. J’avais envie de lui dire : « Mec, qu’est-ce tu me saoûles avec ton sionisme ? On est là ce soir pour le dîner du Siècle. T’es hors sujet ! Alain Soral, sort de ce corps !!! » Donc voilà, je venais de tomber sur un bon gros soralien, antisioniste, antihomo, prêt à s’allier avec les amis de Jean-Marie Le Pen et qui était en train de me prendre la tête à dire de la merde. Avant de partir, je lui dis : « Je suis allé lire le site égalité-et-réconciliation de Soral : c’est vrai truc de facho, je n’adhère pas du tout ». Puis je laissais ce maboule égaré en pâture aux copains, qui étaient bien décidé à débattre de ses idées nauséabondes.

Les gens du Siècle arrivent : on crie, on vanne, on insulte, on les invective, on applaudit. Certains lancent des rouleaux de PQ comme serpentins. C’est la fête. D’autres ont mis leurs capuches et leur écharpe sur le visage, à la black bloc. C’est la guerre. Ils se mettent la pression tout seuls, c’est comique.

Mais les flics commencent eux aussi à s’agiter, ils sont énervés. Ils nous font reculer, petit à petit. Puis ils finissent par nous encercler ! Des camions de police vides arrivent : c’est pour nous. Pas moyen de sortir tranquillou prendre le métro, ils nous ont encerclés, capturés et personne n’a le droit de sortir. Tout le monde se tient à carreau, mais tout le monde est quand même révolté de se voir privé de la liberté de circuler. D’ailleurs certains protestent et le font savoir aux flics, lesquels nous encerclent durement, avec leurs boucliers et leurs matraques à la main.

Puis soudain, des coups de tonfas partent dans tous les sens, à un endroit, puis à un autre. Ça crie. Nous sommes complètement à leur merci, sans arme, sans rien, pacifiques, et les coups se mettent à pleuvoir, sans raison apparente. Ceux qui essaient de protéger leurs copains des coups de matraques se font aussi sérieusement frapper, au visage notamment. Parmi nous, certains ont réussi à ouvrir une brèche dans le cordon de police et s’enfuient en courant. La chance sourit aux audacieux ! Un copain, moins chanceux, se fait attraper sans ménagement par les flics, jeter à terre, avec la grosse rangeo lui écrasant la tête au sol. Les flics se mettent à pousser, compresser la foule avec leurs boucliers. Un policier énervé se met à sortir une énorme bombe lacrymogène, bien déterminé à nous gazer la face. Là, on lui dit « stop, arrête, fais pas ça, ça sert à rien. Vous voyez bien qu’on ne fait rien, qu’on a pas d’armes et qu’on va aller nulle part, vu qu’on est complètement encerclés ! Donc arrêtez de nous frapper et de nous pousser comme ça ! Et surtout, rangez la lacrymo. Ne nous gazez pas ! On a rien fait et on va rien faire ! »

Et oui, des fois je préfère négocier plutôt que de me faire casser la gueule sans pouvoir me défendre…

Les flics nous attrappent, un par un, pour nous fouiller et nous foutre dans les camions, direction le commissariat. Dans le panier à salade, les copains qui ont pris des coups sont sous le choc et très remontés. J’essaie de détendre l’atmopshère avec des blagues. Ça va bien se passer…

On fait connaissance, on sympathise : y’a des anarchistes, des conspirationnistes (non fachos, je crois), des mecs du Scalp et autres gauchistes. Ça donne lieu à un mini débat. Mais j’ai malheureusement très envie de pisser…

Heureusement, on ne nous gardera pas longtemps au commissariat du XIème. Avant de partir, on demande aux flics :

_ Mais au fait, vous savez pourquoi on était là ce soir ?

_ Très bonne question, répond l’un d’eux.

On leur explique brièvement le but de notre action, puis on leur dit « Au revoir ! Et rendez-vous le mois prochain, on aura l’occasion de vous expliquer plus en détail. On compte sur vous ! »

On sème des graines, car parfois ça pousse.

Ce soir, je croyais pouvoir apercevoir des stars, comme à Cannes, mais je n’ai vu que des flics… qui nous ont explosés.

Quant aux gens du Siècle :

« NOUS NE VOUS OUBLIERONS JAMAIS ! »

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FRANCE INFO, 25 novembre 2010 : « Dans les coulisses du Dîner du Siècle ».

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Communiqué de presse du Collectif Fini les Concessions – CFC BAP – Branche Armée… de Patience
Jeudi 25 novembre 2010

Victoire : Pujadas, Chain, Field, Chabot, Ockrent et Joffrin…
privés de repas au Dîner du Siècle !!!

Le club du Siècle, qui réunit chaque mois les « élites » patronales, politiques et médiatiques françaises pour un somptueux dîner entre amis, vient d’essuyer un revers historique. Le mercredi 24 novembre, ce banquet habituellement très discret a en effet reçu la visite de quelque trois cents indésirables venus pique-niquer sur le trottoir de l’hôtel Crillon, place de la Concorde à Paris.

Effrayés par ces trouble-fêtes armés de cotillons et d’assiettes dorées ornées d’un pavé, de nombreux journalistes membres du Siècle, parmi lesquels Emmanuel Chain, Michel Field, Arlette Chabot, David Pujadas, Christine Ockrent et Laurent Joffrin, ont préféré rester chez eux ou battre en retraite. Étaient en revanche présents Jean-Pierre Elkabbach, Sylvie Pierre-Brossolette et Alexandre Adler, qui pour rien au monde ne raterait l’occasion d’un repas copieux. Reste que, pour la première fois dans l’histoire du Siècle, plusieurs membres éminents de la confrérie ont été privés de dîner.

La police était pourtant venue en nombre pour les rassurer. Casquées, harnachées et matraques au poing, les troupes anti-émeutes ont d’abord dressé un cordon infranchissable autour des manifestants, selon la technique dite de la « garde-à-vue à ciel ouvert » expérimentée récemment place Bellecour à Lyon, et ont plongé cette partie de la place dans le noir afin de pouvoir la « nettoyer » tranquillement, selon la technique éprouvée du couvre-feu. Cette précaution a certes sauvé le gueuleton du Siècle d’une annulation piteuse, toutefois elle n’a pas empêché les convives — dont l’ancien numéro deux du Medef Denis Kessler, l’ex-secrétaire générale de la CFDT Nicole Notat, la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet et le député UMP François d’Aubert — d’essuyer quelques jets d’œufs, de farine et de serpentins.

La privatisation de l’espace public s’est ensuite logiquement conclue par la mise en danger de certains manifestants, contraints de fuir le harcèlement policier en courant au milieu de la circulation automobile, puis par l’arrestation musclée d’une cinquantaine de pique-niqueurs pacifiques, parmi lesquels deux membres de notre Collectif, Pierre Carles et Michel Fiszbin, ainsi que d’un client allemand de l’hôtel Crillon qui passait par là par hasard. Emmenés aux commissariats du 11ème et du 20ème arrondissements, nos camarades ont eu droit à une fouille en règle et aux tracasseries habituelles avant d’être relâchés tard dans la nuit.

Le Collectif Fini les Concessions – Branche Armée… de Patience (CFC-BAP) se félicite néanmoins du succès de ce rassemblement, qui n’en restera pas là. Fidèle à sa devise : « Nous ne vous oublierons jamais ! », le CFC-BAP appelle à renouveler l’opération tous les mois en l’amplifiant, jusqu’à ce que ce banquet incestueux soit interdit pour trouble manifeste à l’ordre public.

Post-scriptum

Nous pouvons témoigner du fait que les CRS assignés à la protections des nantis, des puissants et de leurs larbins sont de mauvais camarades de jeux. En effet, alors que nous n’étions là que pour nous amuser avec insouciance et cotillons dans cette cours de récréation si bien nommée qu’est la Place de la Concorde, nous avons constaté de visu, et subit pour certains et certaines d’entre nous, les coups bas suivants :
- tirages des cheveux des filles par derrière avec arrachage de mèches entières,
- croche pieds aux journalistes pour qu’ils tombent et cassent leur caméra et appareils photos,
- coups de matraques inopinés sur la tête avec déchirement du cuir chevelu et saignements abondants,
- coups de matraques sournois dans le visage avec cassages de nez et autres contusions,
- jets de bombes lacrymogènes dans le yeux à bout portant pour faire pleurer les garçons,
- plaquages au sol intempestifs à trois contre un avec rouages de coups,
- interpellation musclée avec étranglement,
- tordages de doigts et de poignets juste pour faire mal.
Il est vrai que le Commissaire Principal du XXème arrondissement nous a avoué que le capitaine de l’équipe des CRS manquait un peu d’expérience et de sang froid, mais tout de même, nous sommes un peu déçus par ce manque de fairplay.

Ecrans pub espions ACL

Communiqué du mercredi 24 novembre 2010

Mercredi 24 novembre 2010 – 23h00

http://www.danger-ecranpub.tk

Action massive contre les écrans publicitaires espions de la RATP

En début de soirée, plusieurs groupes de personnes sont descendus dans les couloirs du métro parisien pour dénoncer l’installation des nouveaux écrans publicitaires espions ACL (Automatique à Cristaux Liquides, LCD en anglais) par la RATP et sa régie publicitaire Métrobus.

A l’aide de marqueurs, bombes de peinture aérosol et autocollants, ils ont méthodiquement apposé leurs messages sur les dispositifs incriminés pour alerter les usagers des dangers et nuisances que représentent ces écrans.

Un tiers des panneaux Numériflash actuellement en fonctionnement dans les couloirs du métro ont été atteints. Au total, 118 panneaux ont été touchés dans 16 stations (Chatelet, Gare de Lyon, Villiers, Gare Saint Lazare, Gare de l’Est, Nation, Auber, République, Grands Boulevards, Gare Montparnasse, Saint François Xavier, Miromesnil, Gare d’Austerlitz, Place d’Italie, Denfert-Rochereau et Port-Royal).

Selon Robert Johnson, porte-parole du collectif, “cette action vise à dénoncer les dangers démocratique, environnemental et social que représentent les nouveaux écrans publicitaires. Face à l’incurie de nos dirigeants et au mépris de la RATP qui bafoue son rôle de service public, il est légitime que des individus se révoltent et alertent les usagers des transports en commun face à cette nouvelle menace.”

Pour Norbert, activiste présent ce soir, “cela a été une magnifique action. J’ai été ravi de voir à quel point les personnes que nous avons croisées comprennent ce que nous faisons et nous félicitent. Ces encouragements ne font que renforcer ma conviction que nous agissons en phase avec l’opinion publique et dans le sens de l’intérêt collectif. Lorsqu’on leur explique que des caméras installées dans les panneaux nous analysent en temps réel et permettent de déterminer notre sexe ou notre âge pour mieux cibler les publicités diffusées, ils sont autant scandalisés que moi. Nous ne sommes pas des rats de laboratoire !”.

Ceci n’est qu’un début … A bientôt !

Dossier de presse complet, regroupant motivations et explications, disponible sur le site internet : http://www.danger-ecranpub.tk

Appel sur les retraites : un recours possible

L’article 11 de la Constitution ayant été révisé en 2008, il y a moyen
de contraindre le Président de la République de proposer un référendum
sur les retraites, à condition que ce référendum soit proposé par 1/5
des parlementaires, eux-mêmes soutenus par 1/10 des électeurs (nous).
SOIT 4,4 millions de signatures : la mobilisation rend l’objectif facile !

Pour mémoire, même si la réforme des retraites devait être adoptée par
le Sénat et l’Assemblée Nationale, tout n’est pas perdu, la loi peut ne
pas être appliquée. Il est encore temps de tout mettre en œuvre pour
s’opposer à cette réforme des retraites.

Voici donc le lien pour signer cet appel : http://www.referendumretraites.org/

L’appel initial pour un référendum sur la réforme des retraites

À l’initiative de l’hebdomadaire Politis

Le 12 octobre, plus de trois millions et demi de personnes étaient dans la rue pour dire « non » à une réforme des retraites qui promet de frapper durement les salariés, et en premier lieu les femmes et les ouvriers. Cette réforme, injuste et cynique, n’a fait l’objet d’aucune négociation véritable avec les organisations syndicales. Elle est imposée par un homme seul, qui coûte que coûte, applique une commande du Medef, au mépris de la mobilisation populaire, au mépris de la représentation nationale, privée de tout débat digne de ce nom, et au mépris de son propre engagement électoral à ne pas toucher à l’âge de la retraite. À l’inverse, il veut revenir sur une réforme adoptée par le peuple à la faveur de la victoire de la gauche en 1981. C’est ainsi, sans la moindre considération pour les règles les plus élémentaires de la démocratie, que Nicolas Sarkozy veut imposer à notre pays une régression sociale sans précédent depuis la Libération.

Face à ce déni de justice et de démocratie, face à ce coup de force politique, et alors même que sept confédérations syndicales ont souligné le 9 septembre que « le vote de ce projet n’est plus d’actualité », les soussignés se prononcent en vertu de l’article 11 de la Constitution, pour l’arrêt immédiat de la procédure d’adoption de ce projet de loi et la convocation d’un référendum sur celui-ci. Ils entendent ainsi contraindre le président de la République à ouvrir un débat qu’il n’a cessé d’entraver, et favoriser son appropriation citoyenne en vue d’un choix de société éclairé et transparent. Ils en appellent, dans le même mouvement, à la poursuite de la mobilisation populaire, le 16 octobre et après.

Michel Fiszbin « invité » chez Morandini

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Michel Fiszbin, fondateur de Zaléa TV et co-producteur du nouveau film de Pierre Carles, Fin de Concession, est « invité » chez Morandini sur Europe 1.

Comme vous vous en doutez, ça tourne rapidement au vinaigre.

C’est très drôle et en même temps ça donne envie de mettre des claques à ce larbin de Morandini.

Mercredi 24 Novembre – Le Dîner du Siècle

Depuis 1944, les élites politiques, économiques et médiatiques de ce pays se retrouvent au sein du Siècle, club huppé qui organise une fois par mois un somptueux dîner où s’empiffrent patrons, élus et journalistes : David Pujadas, Patrick Devedjian, Rachida Dati, PPDA, Laurent Joffrin, Nicole Notat, Laurent Fabius, François Fillon, Lionel Jospin, Louis Schweitzer, Louis Gallois, Maurice Lévy, Elisabeth Guigou, Guillaume Pépy, Mi…chel Field, Emmanuel Chain, Franz-Olivier Giesbert, Luc Ferry, Jacques Attali, Martine Aubry, Thierry Breton, Michel Bon, Arlette Chabot, Claude Bébéar, Michèle Cotta, Michel Pébereau, Jean-François Copé, Jean-Marie Colombani, Jean-Pierre Raffarin, Ernest-Antoine Seillière, Corinne Lepage, Nicolas Sarkozy ou Claude Allègre, pour ne citer qu’eux (ils sont plus de 550). Depuis 2008, Le Siècle est présidé par Denis Kessler, PDG du groupe d’assurances SCOR et ancien vice-président du MEDEF.

C’est un lieu de sociabilité incestueuse entre rentiers du CAC 40 et responsables de l’information, patrons qui plastronnent et «socialistes» qui capitulent, décideurs sarkozystes et courtisans de presse ; un de ces lieux où se préparent en toute discrétion et entre gens de bonne compagnie les contre-réformes libérales qui seront ensuite votées par les «représentants du peuple» et promues dans les médias qui mentent.

Le 27 octobre 2010 est une date à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire du club : pour la première fois, le petit peuple est venu se mêler à ses agapes. Par la mise en place d’un cordon sanitaire autour de l’Automobile Club de France, siège du gueuleton princier, une petite centaine de sans-culottes culottés a tenté d’empêcher la prise en otage de la crème journalistique par les banquiers, les patrons et les politiques.

La mission humanitaire qui consiste à sauver les journalistes d’eux-mêmes va évidemment se poursuivre. Les gueux sont donc appelés à se rassembler chaque 4e mercredi du mois devant l’Automobile Club de France, sis dans les murs de l’Hôtel Crillon place de la Concorde, en face de l’Assemblée nationale, dont le prétendu pouvoir est ridiculisé par de telles réunions.

Prochain rendez-vous :
mercredi 24 novembre 2010 à partir de 19h30 et jusqu’à 21h, sur le trottoir devant l’Hôtel Crillon, Place de la Concorde, Paris. Cette fois-ci, nous dînerons nous aussi sur place : n’hésitez pas à apporter boissons, bouffe végétarienne, gâteaux !

Mercredi 27 octobre – Le diner du Siècle

Mercredi 27 octobre à 19h

RDV place de la Concorde, devant l’automobile club de France où se tiendra le diner des membres du club très sélect « Le Siècle », où se retrouvent les gens de pouvoir de tous bords ainsi que des personnalités des médias ( Article Wikipedia sur Le Siècle ) : Jacques Attali, Martine Aubry, David Pujadas, Eric Besson, Laurent Joffrin, Luc Ferry, Arlette Chabot, Jean-François Copé, François Fillon, Alain Minc, Lionel Jospin, Bernard Pivot, Jean-Pierre Raffarin, Anne Sinclair, …

Ils sont officiellement pas d’accords entre eux, dans des partis différents, ou alors informent soi-disant de manière « neutre », mais en fait se mangent tranquillou tous les mois des petits fours en sirotant du champagne.

Venez faire les cons et foutre le bordel.

Organisé par Pierre Carles et ses ami-e-s.


Bakchich – Diner du club "Le Siècle"
envoyé par jackyshow38. – L'info internationale vidéo.

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D’ailleurs, le nouveau film de Pierre Carles sort dans les salles demain, ça s’appelle Fin de concession, voici une liste des cinémas dans lesquels il sera projeté, sachant bien-sûr que des projections locales vont également s’organiser :

L’espace Saint Michel – Paris
Le Nouveau Latina – Paris
Les cinéastes – Le Mans
Le concorde – Nantes
Métropole – Lille
Studio – Tours
Le café des images – Hérouville St Clair
Star – Strasbourg
Diagonal – Montpellier
Atalante – Bayonne
Méliès – Grenoble
Variétés – Marseille
Utopia – Bordeaux
Utopia – Toulouse
Utopia – Avignon
Les Lumières de la ville – Millau
CNP – Lyon
Utopia – St Ouen l’aumône
Méliès – Montreuil
Melville – Rouen
Castillet – Perpignan
TNB – Rennes

PROCHAIN RENDEZ-VOUS le MERCREDI 24 NOVEMBRE

même endroit, même heure

allons les faire chier tous les mois, rendons visible cette connivence entre les responsables des principaux partis politiques, les médias et les pseudos penseurs à la Alain Minc. Ils essaient de nous faire croire que la démocratie existe alors que tout se décide dans l’entre soi, toujours pour les mêmes intérêts.

En tout cas la première action fut un succès, nous avons réussi à malmener certains responsables politiques et médiatiques : Arlette Chabot, Patrick Devedjian (qui m’est violemment rentré dedans, d’ailleurs), Emmanuel Chain, Rachida Dati, etc. Nous n’avons pas pu empêcher le dîner mais nous les avons fait chier, et c’est plaisant.

petit exemple, avec Arlette Chabot (on voit pas grand chose, mais vous pouvez un peu vous rendre compte de l’ambiance) :

Même mamie anarchiste était là !

FAKIR #47

fakir #47

Journal

3 euros