TRUCS DE GAUCHISTES

écologie à la nîmoise – Thiriet

Bimbo Tower, disquaire de l’underground


Petit reportage audio trouvé sur le net, parlant de Bimbo Tower, qui est sur Paris le seul magasin où vous pouvez trouver les productions mon cul.

Le disquaire Bimbo Tower est, depuis 1996, une des têtes de pont de la musique underground à Paris. Franq et François, ses créateurs et tenanciers, se battent pour diffuser des musiques et des artistes hors des grands réseaux de distribution. Petit tour en musique(s) avec Franq.

Bimbo Tower, disquaire repaire de l’underground musical by Gaitelyrique

Une liste des dineurs du siècle a fuité !

On nous a signalé que la liste des invités du Dîner du Siècle de janvier 2010 avait fuité sur le Net, sur le site Cryptome.org : http://cryptome.org/0003/le-siecle.zip

Cette liste, qui provient directement d’une source interne au Siècle, contient le CV des participants ainsi que leurs coordonnées professionnelles. C’est donc un document de première main, même s’il a été expurgé de toutes les coordonnées personnelles.

Nous avons appris que d’autres listes du même type devraient bientôt suivre, et nous nous félicitons de cette initiative.

Dans le secret des licenciements – documentaire de Jacques Cotta et Pascal Martin

Travailler à en mourir – Documentaire de Paul Moreira

Pas très rigolo, mais intéressant et révoltant.

Prêt à jeter – Documentaire de Cosima Dannoritzer

Strip Tease – Squat (2006)

Les bourgeois aiment les artistes
Bien accrochés à leur cimaise
Oui mais pour les sorties de piste
Faudrait pas qu’ils ramènent leur fraise

Un reportage de Jean Pascal Hattu sur un collectif d’artistes toulousains ( Mix’art Myrys ) s’incrustant dans un quartier bourgeois de la ville. Au grand dam d’une partie des habitants de ce quartier…

Concert de soutien au siècle

soutien au siècle

Le 18 février, le squat de La Miroiterie accueillera, à l’initiative du CFC-BAP, un concert de soutien aux dîneurs du Siècle. Nous pensons en effet qu’il faut récompenser les efforts consentis par cette association pour promouvoir la liberté d’expression et de réunion, tant à l’Automobile Club de France que dans la rue.

Un hommage vibrant sera donc rendu à Denis Kessler, Nicole Notat, Michel Gaudin et tous leurs valeureux amis par trois groupes d’envergure internationale : Unlogistic, les Louise Mitchels et Classic Dracula V.

Dîner du Siècle : le préfet de police défend efficacement son club

Ce soir, le mercredi 26 janvier 2011, entre 60 et 100 personnes ont été
arrêtées lors du rassemblement organisé à l’appel du collectif Fini les
concessions devant le dîner du Siècle. Au moins quatre membres du
collectif ont fait partie de la charrette.

Alors que le rendez-vous était donné à19h30, tout était déjà fini à 20h00,
au moins pour ce qui concerne les soixante premières personnes arrêtées
dont nous faisions partie. Il a été impossible de faire la moindre prise
de parole, d’énoncer le moindre slogan ni de déployer la moindre
banderole. Nous n’avons même pas pu saluer nos invités, tel Hervé Kempf,
qui n’a pu qu’assister impuissant au départ d’un des cars dans lequel nous
nous trouvions.

Du haut de l’Automobile club de France, les employés observaient la scène,
tandis que sur la ligne 8 du métro, nombre de « gardiens de la paix »
effectuaient des contrôles et tentaient de dissuader les gens de descendre
à Concorde.
Afin de défendre son propre club privé, Michel Gaudin, préfet de police de
Paris et membre du Siècle, aura ainsi déployé un dispositif policier
disproportionné face à seulement 100 à 150 manifestants pacifiques.
Plusieurs centaines d’agents auront ainsi été mobilisés pour protéger aux
frais des contribuables les agapes du Siècle, dont ne bénéficient pourtant
que des gens relativement fortunés voire très fortunés, et qui à ce titre
sont aussi ceux qui payent le moins d’impôts.

Denis Kessler justifiait dans une tribune récente au Monde l’existence du
Siècle et la défense de sa « liberté d’association » comme relevant d’un «
enjeu démocratique ». Reprenant à son compte des propos de son comparse
Olivier Duhamel, il écrivait : « Nous vivons dans des couloirs ou derrière
des cloisons, Le Siècle ouvre des fenêtres et construit des ponts. » Il
n’avait pas non plus de mots assez durs pour dénoncer les « manœuvres
d’intimidation », l’usage par ses adversaires (nous !) de « l’invective et
la violence », « au mépris d’un des principes fondamentaux de la
démocratie, à savoir le respect de l’autre. »

Nous avons pu constater ce soir à quel point Le Siècle, en effet,
défendait la liberté de réunion et d’expression, à quel point il nous
libérait des « couloirs » et des « cloisons » (ceux d’un car de police,
celles d’un commissariat ?). Si les membres du Siècle n’ont rien trouvé de
mieux pour pouvoir dîner à leur aise, alors nous ne pouvons que nous en
féliciter : cela signifie que l’oligarchie n’est pas tranquille et craint
notre colère.

Pour finir, nous tenons encore une fois à remercier les forces de l’ordre
pour leur diligence à défendre les intérêts de la bourgeoisie, et pour la
rare prévenance dont elles ont fait preuve à notre égard, s’excusant
presque de nous avoir arrêtés et répétant à qui voulait bien l’entendre
qu’il s’agissait d’ordres venus… du préfet.

Quant aux dîneurs du Siècle, nous espérons qu’ils ont pu partager à un bon
et agréable repas. C’est la moindre des choses, avec tout le mal qu’ils se
sont donnés !

Enfin, nous tenons à féliciter Nicole Notat pour l’ensemble de sa
carrière, finalement récompensée par cette consécration que constitue la
présidence du Siècle.

Nous tenons également à remercier Denis Kessler pour l’hommage vibrant
qu’il a rendu aux résistants qui ont fondé ce club dans sa tribune du
Monde, lui qui déclarait trois ans auparavant : « Le modèle social
français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. […] Il
est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les
annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent
donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées,
d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction
publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale,
paritarisme…A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde
unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple,
prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception.
Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire
méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Collectif Fini les Concessions – CFC-BAP – Branche Armée… de Patience

http://homme-moderne.org/societe/politics/flc/

finilesconcessions@riseup.net

PS : Un nuage plane cependant sur cette soirée, puisque nous ignorons
toujours tout du sort des personnes qui auraient été embarquées avec
violence dans un troisième car, près de la grande roue, vers 20h30-21h00.
Nous tenons également à rendre hommage à celui d’entre nous qui s’est
blessé en tentant courageusement d’échapper aux forces de police.

DINER DU SIECLE – Mercredi 26 janvier 2011

Guerre des classes : reprenons l’offensive !

« Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner »

Warren Buffet, milliardaire, New York Times, 26 novembre 2006.

Le 26 janvier, Denis Kessler, ex-numéro 2 du Medef, passera la main à Nicole Notat, ex-syndicaliste vendue, à la tête du Siècle. Tout un symbole, à l’heure où sont démantelés les droits sociaux issus du Conseil national de la Résistance (sécurité sociale, retraites, etc.), le code du Travail (qui vient de fêter ses 100 ans dans l’indifférence générale) et où la suppression définitive de l’ISF est dans les cartons du gouvernement.

A l’heure où le peuple tunisien vient de mettre fin au règne de l’oligarchie qui pillait son pays, il est temps de faire de même de ce côté-ci de la Mediterranée.

C’est pourquoi, fidèle à sa devise : « Nous ne vous oublierons jamais », le CFC-BAP appelle à un nouveau rassemblement devant le dîner du Siècle le mercredi 26 janvier 2010 à 19h30, pour reprendre l’offensive dans la guerre des classes.

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« Qu’est ce que Le Siècle ? Il est né en septembre 1944 à l’initiative d’un groupe de jeunes qui s’étaient connus durant l’Occupation et qui avaient été profondément marqués par la faillite des institutions et des élites qui avait abouti à la défaite et à l’occupation du pays. La paix revenue, ils voulaient poursuivre leurs réflexions sur la rénovation des institutions et la reconstruction du pays. […] Puisse Le Siècle perdurer et poursuivre sa mission dans la sérénité : c’est un enjeu démocratique… celui-là même qui a justifié sa création historique. »

Denis Kessler, « Le Siècle face à ses injustes critiques », Le Monde, 15 décembre 2010.

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. […] Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Denis Kessler, « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! », éditorial de Challenges, 4 octobre 2007.

« La CFDT, nous l’avons assez dit, ne se situe pas par rapport à la couleur d’un gouvernement. Elle n’est pas l’alliée des uns, elle n’est pas l’adversaire des autres. […] Par expérience, il y a la colonne des « plus » et la colonne des « moins » dans les deux camps. Globalement, voilà une réalité en France, les politiques n’ont jamais pris la mesure de l’enjeu que représentait une rénovation des relations professionnelles, une capacité des partenaires sociaux à assumer leur rôle et leurs responsabilités comme étant un facteur de leur propre intérêt politique. »

Interview de Nicole Notat, secrétaire générale de la CFDT, à Europe 1 le 27 mai 2002, sur le bilan de dix années à la tête de la CFDT.

«[…] Mesurez-vous que le pays a les nerfs à fleur de peau, que les citoyens ont le sentiment, fût-il erroné, de subir une crise dont nous sommes tous à leurs yeux les fautifs ? Comprenez-vous qu’aux aguets de l’opinion, comme l’exige leur métier, les parlementaires n’ont qu’une envie : prendre des dispositions sur les rémunérations qui seraient à terme aussi destructrices pour l’efficacité économique que la loi de 1947 sur les loyers a pu l’être, pendant des décennies, sur l’immobilier ? Ignorez-vous que la quête de boucs émissaires est une constante de notre histoire et que 1789 se joue en 1788 ? Sentez-vous le grondement populiste, la rancœur des aigris mais aussi le sentiment d’iniquité qui parcourt, comme une lame de fond, le pays ? Acceptez-vous de méditer ce mot de la comtesse de Boigne, une habituée des révolutions : « Les peuples ont l’instinct de leur approche ; ils éprouvent un malaise général. Mais les personnes haut placées n’aperçoivent le danger que lorsqu’il est devenu irrésistible » ? Un léger « retard à l’allumage » est pardonnable ; un excès d’inconscience, non, surtout quand il s’assimile à une pulsion suicidaire. Amis, de grâce, reprenez vos esprits ! »

Alain Minc, conseiller de Nicolas Sarkozy et membre du Siècle, « Lettre ouverte à mes amis
de la classe dirigeante », Le Figaro, 23 mars 2009