TRUCS DE GAUCHISTES

LE TEMPS DES BOUFFONS – Pierre Falardeau – 1985

Le Temps des bouffons est un film documentaire pamphlétaire, court métrage de Pierre Falardeau tourné en 1985, mais diffusé seulement en 1993.

Le film utilise le banquet du Beaver Club pour dénoncer le régime colonialiste qui, depuis la défaite des plaines d’Abraham, est imposé au peuple québécois par le conquérant anglais.

Pourquoi la BAC a des manières « rudes et humiliantes »

Le grand entretien 03/12/2011
Augustin Scalbert

Journaliste Rue89

Pendant quinze mois, l'anthropologue Didier Fassin a pu suivre des policiers en région parisienne. Son constat est accablant.

Didier Fassin (Andrea Kane)

Anthropologue, sociologue et médecin, Didier Fassin est une des figures des sciences humaines en France. Directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), il est aussi professeur à l'université de Princeton, aux Etats-Unis.

Le document qu'il vient de publier aux éditions du Seuil est exceptionnel. « La Force de l'ordre : une anthropologie de la police des quartiers » est une enquête menée durant quinze mois, en deux fois, entre mai 2005 et juin 2007, dans un commissariat d'Ile-de-France, qu'il ne nomme pas.

En juin 2007, l'administration lui retire l'autorisation qui lui avait été donnée. Mais la matière récoltée était suffisante. Ses observations sont dérangeantes : racisme ou provocations gratuites des policiers, dans un univers où deux camps (jeunes et policiers) s'observent et se mesurent, avec l'avantage de la loi pour les seconds.

Le constat de Didier Fassin n'est pas « antiflics » comme une lecture rapide de son livre pourrait le laisser croire ; parmi les policiers se dessine la lassitude d'une profession pressée par le pouvoir politique de « faire du chiffre ».

Pour les habitants des quartiers de banlieue, le travail de cette police visible n'a pour effet que d'exacerber la tension.

Rue89 : Votre enquête porte surtout sur une brigade anticriminalité (BAC). Quand vous décrivez la journée-type de cette unité spécialisée dans les flagrants délits, vous notez que seul 10% à 20% du temps est réservé à des interventions sur appel de la population.

Didier Fassin : D'abord, mon travail n'a pas porté uniquement sur les brigades anticriminalité. Il a porté plus largement sur l'ensemble de l'activité d'un commissariat d'une grande circonscription de la région parisienne. J'ai eu l'occasion de suivre le travail de plusieurs unités, principalement celles qui interviennent sur le terrain au titre de la sécurité publique. Pour simplifier, il y a deux types de patrouilles :

  • celles qui sont immédiatement visibles, car elles ont des véhicules sérigraphiés et des policiers en uniformes ;
  • et celles de la BAC, qui sont composées de fonctionnaires en civil dans des voitures banalisées.

Intervention de policiers de la BAC lors d'une manifestation contre le CPE, Lille, le 18 mars 2006 (Pascal Rossignol)

J'ai plus travaillé avec ces BAC, car c'étaient celles qui avaient les contacts les plus fréquents et les plus rudes avec la population, une chose que je voulais comprendre.

Pour ce qui est de l'inaction, c'est le cas de la plupart des brigades du genre dans le monde. Des études extrêmement précises ont été réalisées aux Etats-Unis, qui montrent que le temps consacré véritablement à répondre aux demandes des habitants et à intervenir sur des situations de délits ou de crimes représente une toute petite partie de l'activité.

« Un décalage entre l'image de la police et la réalité »

L'observation que je fais, c'est celle d'un décalage entre l'image de policiers toujours sur le terrain et la réalité. Pour autant, il ne s'agit pas de suggérer que les policiers ne travaillent pas : ils ne peuvent pas produire plus de délits qu'il n'y en a d'accessibles. Un vol de téléphone portable, c'est un acte extrêmement rapide, et même la brigade la plus rapide n'arrive quasiment jamais à temps pour attraper le voleur.

Les policiers se plaignent souvent de n'avoir eu qu'un ou deux appels pendant une nuit, pour des faits mineurs, alors qu'ils apprennent le lendemain qu'un cambriolage ou qu'un crime a été commis, sur lequel ils ne sont pas intervenus.

Cette inaction, qui génère de l'ennui, a deux conséquences :

  • le moindre événement prend une dimension extraordinaire, au sens littéral, c'est-à-dire que même sur un fait mineur, on va avoir une intervention de l'ensemble des unités disponibles sur le terrain, puisqu'il ne se passe pas grand-chose. Du point de vue des habitants, c'est assez saisissant, puisqu'ils peuvent voir une dizaine de voitures avec leurs sirènes et leurs gyrophares intervenir dans leur quartier ;
  • les policiers doivent s'occuper, aller au contact de la population. Et ce contact se fait essentiellement au moyen de contrôles d'identité, accompagnés de fouilles. Le contrôle d'identité est ce qui leur permet, ensuite, de répondre à la demande de la politique actuelle, depuis 2002, qui est une demande de chiffres et notamment d'objectifs quantifiés d'interpellations. Ces contrôles permettent de réaliser des actes supplémentaires, surtout des « ILE », infractions à la législation sur les étrangers, et des « ILS », infractions à la législation sur les stupéfiants.

« L'ennui des policiers explique le harcèlement de certaines populations »

On voit donc que l'ennui devient un élément explicatif, aussi bien de l'excès de certaines interventions, que du harcèlement de certaines populations.

Citant un habitant d'une cité, vous dites que les contrôles d'identité visant toujours les mêmes personnes n'affectent nullement les activités illicites, mais font monter la tension.

Les contrôles ciblés sur l'apparence physique, les pressions exercées sur des quartiers ou des territoires, il est évident que ça crée des tensions. Et les gens, qui sont plutôt demandeurs d'intervention des forces de police quand il y a des jeunes qui font du bruit ou qu'ils ont connaissance de trafics, sont souvent choqués par le caractère brutal, indifférencié et finalement contre-productif de l'action de la police.

Il y a plusieurs services de police, et certains font un travail de fond qui est efficace, par exemple pour démanteler des trafics de stupéfiants. Mais les policiers dont je parle, qui sont ceux que voient les habitants, ont une productivité faible du point de vue de la réduction de la délinquance. En revanche, ils génèrent de la tension par leur type d'intervention, à la fois en ciblant certaines populations, et aussi en usant de manières de faire particulièrement rudes et humiliantes.

« Ils doivent montrer qu'ils n'ont pas peur »

« La Force de l'ordre : une anthropologie de la police des quartiers » de Didier Fassin, éd. Seuil, octobre 2011

Vous écrivez que les pratiques de la BAC sont « nettement plus rugueuses et provocatrices » que celles des policiers en tenue, pourquoi ?

C'est la mission qu'on leur a confiée, et c'est aussi le style qu'ils se donnent. Leur mission n'est pas seulement de faire du flagrant délit, c'est aussi de montrer qu'ils sont ceux qui n'ont pas peur, qui sont capables d'aller au contact de façon physique – un haut fonctionnaire les qualifiait de « pêchus ».

Vous racontez une provocation dont vous avez été témoin. Un collégien d'origine africaine marche sur un trottoir, son cartable au dos. Une voiture de la BAC le suit en roulant au pas, pendant qu'un des policiers le couvre d'insultes racistes. Après quelques instants, le collégien dit : « Mais laissez-moi tranquille ! » Les policiers sortent et veulent l'arrêter, apparemment pour outrage, jusqu'à ce qu'une habitante du quartier intervienne…

D'une manière générale, les provocations individuelles comme celle-ci sont fréquentes, en voiture ou pendant les interpellations. Des mots blessants, des gestes brutaux, des bousculades, voire des insultes. Au point que c'est un des apprentissages qu'on reçoit quand on est adolescent dans les cités, les parents leur enjoignent : « Ne répondez pas aux provocations des policiers. »

Quand on dit ça, les gens s'insurgent en disant que les jeunes eux-mêmes provoquent les policiers. Les provocations existent, bien sûr, mais dans des conditions très différentes : en relation individuelle, jamais un jeune ne provoquera un policier, car c'est aller au devant de graves ennuis. Alors que la nuit, de loin, un groupe d'adolescents peut narguer des policiers, voire leur jeter des projectiles.

La banalité des provocations policières

Les provocations existent donc des deux côtés. Mais on peut quand même s'étonner qu'elles soient aussi banales de la part de ceux qui représentent l'autorité publique.

Vous notez que quasiment les seuls individus à réagir de manière insolente aux contrôles d'identité sont issus des classes moyennes ou supérieures. Pourquoi ?

Les gens des classes moyennes en général, et les jeunes en particulier, sont assez rarement contrôlés. Lorsqu'ils le sont, ils vont demander des comptes, essayer de savoir pourquoi on les contrôle.

Les jeunes des quartiers populaires savent très bien qu'on les contrôle, le plus souvent, non pas parce qu'on risquerait de trouver quelque chose (car ils font bien attention de ne rien avoir sur eux), mais parce que c'est un moyen de leur imposer une forme de contrôle social.

Ces jeunes, notamment ceux qui appartiennent aux minorités d'origines subsaharienne et maghrébine, sont extrêmement souvent contrôlés et sujets à des fouilles aux corps. Ils apprennent très vite qu'ils vont être soumis à ces contrôles. Ils savent également qu'ils n'ont aucun moyen d'aller contre ces pratiques, injustifiées et d'ailleurs assez souvent illégales au regard du code de procédure pénale. Ils savent enfin que la moindre protestation peut donner lieu à un outrage ou à une rébellion, dont le coût s'avérerait très élevé en termes de sanction pénale.

Il faut savoir que les outrages et rébellions sont un moyen pour les policiers d'anticiper une plainte pour violence policière. Si la victime dépose plainte, ce sera la parole du policier contre celle du plaignant – dans la plupart des cas, un jeune. Or, les magistrats ont très largement tendance à considérer que ce sont les policiers qui disent la vérité.

L'« outrage et rébellion », outil de contrôle social

L'outrage et rébellion est ainsi un outil de contrôle social particulièrement fort, puisqu'il permet de renverser la question des violences. Du reste, les officiers et les commissaires savent très bien qu'un gardien de la paix qui « fait » souvent des outrages et rébellions doit être particulièrement suivi, car c'est quelqu'un de violent. Il y a des policiers qui n'en ont jamais, ce qui traduit la qualité de leur relation avec les gens, et d'autres qui en ont énormément, et qui sont aussi ceux qui sont le plus convoqués par la commission de discipline.

Donc la hiérarchie sanctionne ?

Elle est tout à fait consciente de ce que je viens de décrire, elle est donc vigilante. Cela dit, les sanctions sont extrêmement rares. Par exemple, pour quelqu'un qui aura eu un certain nombre de rappels en raison de plaintes pour violences, ce sera, dans le pire des cas, de le passer d'une équipe de nuit à une équipe de jour. Il est exceptionnel que les sanctions aillent au-delà.

Vous constatez aussi un racisme affiché, avec un poster du Front national épinglé sur un mur du commissariat, ou des T-shirts de policiers en service siglés « 7-3-2 », pour 732, date à laquelle Charles Martel a battu les Arabes à Poitiers. Parmi les réactions à votre livre, des hauts fonctionnaires et syndicalistes policiers ont affirmé que ce racisme est « exceptionnel ». En convenez-vous ? Et au-delà, était-il pertinent d'effectuer votre enquête dans une brigade entièrement masculine et blanche, dont un responsable, dites-vous, était ouvertement raciste ?

La forme la plus banale de dénégation que j'aie entendue, y compris dans la circonscription où j'ai travaillé, c'est de dire « bien sûr, nous savons qu'il y a des policiers racistes ou violents, comme il y a du racisme et de la violence dans la société en général, mais c'est l'exception et non la règle ». On me disait aussi qu'il y a probablement moins de racisme dans la police que dans la population en général.

C'est un argument classique pour démonter des éléments de preuve.

Donc vous n'en convenez pas ?

Dans la mesure où il n'y a pas d'autre étude prolongée sur des BAC, il n'y a pas d'élément de comparaison.

« Le racisme n'est pas exceptionnel »

Mais je dirais que cela n'est certainement pas exceptionnel, pour les raisons suivantes :

  • un certain nombre de personnalités que j'ai pu rencontrer (représentants syndicaux, hauts fonctionnaires…) m'ont confirmé que ce que je voyais était des choses qu'ils connaissaient, et qu'un certain nombre d'entre eux essayaient d'ailleurs de lutter contre ces pratiques. Il suffit d'ailleurs de voir un certain nombre de faits divers dans lesquels sont impliquées ces brigades pour voir que cela ne relève pas de l'exception. Cela étant, je sais que toutes les BAC de France n'ont pas les mêmes affinités avec les groupes d'extrême droite qu'un certain nombre des membres de celle avec laquelle j'ai travaillé ;
  • il faut bien comprendre qu'il y a des logiques plus générales, des logiques de fond, qui ne peuvent donc pas relever de l'exception. Les missions confiées à ces unités spéciales, le traitement spécial dont elles bénéficient, l'autonomie qu'on leur laisse. Mais aussi le recrutement de leurs effectifs, qui concerne des hommes (exceptionnellement des femmes) qui seront amenés à avoir une vision dure de l'ordre public. Quant aux opinions politiques, on le voit dans nombre d'études internationales sur ces polices, en Angleterre ou au Royaume-Uni par exemple : les policiers sont nettement plus conservateurs que la population en général.

Quel est l'effet du recrutement (géographique, sociologique) des policiers sur leur manière de travailler ?

Les études qui ont été réalisées montrent que 80% des policiers viennent soit de zones rurales, soit de petites et moyennes villes de province. Autrement dit, 80% n'ont pas d'expérience du milieu urbain, des grandes agglomérations. Or, la première affectation des jeunes recrues qui sortent de l'école nationale de police est dans les banlieues, car ces postes ne sont pas très prisés.

« Un décalage ethnique et racial avec la population »

Il y a donc un décalage entre la population et la police en termes ethnique et racial. Les policiers sont majoritairement blancs, même si c'est un peu en train de se corriger ces dernières années, à la suite des efforts faits pour diversifier le recrutement.

Mais le problème me paraît plus complexe qu'une question ethnico-raciale. En réalité, je crois que c'est surtout une question de socialisation. C'est-à-dire où est-ce qu'on a été quand on était enfant ? Dans quelle école on est allé ? Avec qui on jouait au foot ? Qui on avait comme copains ?

Sur le terrain, j'ai pu constater une très grande différence entre des policiers qui avaient grandi dans les quartiers populaires de grandes villes, qui n'avaient pas de préjugés particuliers vis-à-vis des jeunes de banlieue, à l'inverse des policiers qui découvraient la banlieue. Ces derniers ont une image très homogène de territoires qui leurs semblent hostiles, de populations qui leurs paraissent ennemies. Alors qu'il y a dans ces quartiers, comme partout, une très grande diversité de profils.

 

REPRENDRE LA VILLE

Reprendre la ville !
Contre la gentrification et le flicage ! 
Pour l’autogestion, l’écologie et les alternatives !
 
Venez participer à cette journée d'échange et de réflexion entre militants, universitaires et habitants !
Quatre ateliers-débats (2 en parallèle) sont organisés autour des problèmes sociaux et écologiques posés par la ville. Chaque atelier démarrera par des interventions de militants et d’universitaires, suivies par un débat avec les personnes présentes.
 
14h-16h
Atelier 1 : Gentrification : quartiers populaires en péril ?

avec le DAL (Droit au logement), Anne Clerval (géographe) et l'AITEC (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs)

Atelier 2 : Contre une ville policée, cloisonnée, sécuritaire

avec Jean-Pierre Garnier (sociologue), Jean-Pierre Petit (Souriez vous êtes filmés), les Déboulonneurs
 
16h30-18h30
Atelier 3 : Des lieux de résistance
avec la Rôtisserie, le CLIP, le squat Chat-qui-rail (qui nous accueille)
Atelier 4 : Des alternatives concrètes
avec Ecobox, Villes en transition, les Architectes étonnés 
 
19h-21h
Projection du film 
Squat, la ville est à nous 
(de Christophe Coello, 1h34, 2011)
suivie d'un débat
 
21h-…
Soirée festive 
avec musique, restauration et bar autogérés 
 
 
Ça se passe :
samedi 26 novembre 2011
de 13h30 jusqu’au bout de la nuit
Au Chat-qui-rail
72 rue Riquet – Paris 18
 
C'est organisé par :
Alternative Libertaire, les Alternatifs, le Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC), le Parti Pour La Décroissance (PPLD) et le Scalp-Reflex (pour la bagarre).

RENE BINAME – La vie s’écoule

SQUAT – La ville est à nous – sortie le 2 novembre

squat

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David Combs (Spoonboy, Max Levine Ensemble) talks about sexism in the punk scene

spoonboy

Let’s get right into it.

When I was 19 I was walking to the bus station in a part of town I wasn’t familiar with when an older man pulled me into an alley and attempted to rape me at knife point. I can only thank fortune that I got away unharmed. If we’re talking about sexism, I can only think to start there. Most people don’t think sexism matters. Here’s why I think it matters. What I experienced for months after that encounter was a visceral fear of men. If I was walking alone, I crossed the street if I saw a man coming down the sidewalk. My heart palpitated if a man pulled me aside at a show. Eventually the fear subsided.

But I’m lucky. Not only because I got away, but because I was born in a male body. And because I’m comfortable in my male body. It was statistically unlikely that an attempted assault like that would ever happen to me. It’s statistically unlikely that it will happen again. It helped me get over my fear to know that. It wouldn’t be the case if I was a woman. Almost every woman I have been close with has had an experience of being sexually assaulted or having had someone make an attempt. The statistics say 1 in 3 women is sexually assaulted, and that’s only the people who report it. I have a hard time believing it’s not a higher percentage. I have a hard time believing that some element of the experience I came close to having hasn’t been a reality for the majority of the women I know, women who may not necessarily have been assaulted by strangers, but maybe worse, assaulted by people they trusted.

I keep this in mind when I hear women’s experiences. I keep in mind that most women have to live with the knowledge that at any time they could be the subject of an assault, that they are constantly targets, just for being women. I keep in mind that most women live with a minimal level of distrust for men, and that even the most courageous women have to watch their backs when they walk alone at night. And I keep this in mind when people talk about living in a « post-feminist society, » or about how sexism is a thing of the past. Those ideas are wholly unconvincing. As long as rape is a crime that’s being committed in extremely disproportionate numbers by men against women, I will not be convinced that everything’s ok. Sexism is a disgusting undercurrent in our society and it needs to be fought and challenged. And rape is only one of the many, (albeit probably the ugliest) ways that it rears its head.

So the question has been brought up: is there sexism in the punk scene? It’s not the first time the question’s been asked. Twenty years ago, Riot Grrl made it an extremely visible issue. But now as those Bikini Kill records have been historicized as relics isolated in the past, a quick reading of the latest book on Riot Grrl will show that all of the same problems women were fighting against then still exist today. Is there sexism in the punk scene? Of course. Punk is not an impenetrable bubble where upon entrance we shed all the socialized attitudes we grew up with. As long as we live in a sexist patriarchal culture that teaches its children sexist patriarchal attitudes, those attitudes will reappear within punk culture. And it manifests in all sorts of ways: There’s the « I wanna kill my ex-girlfriend » songs. There’s male band members telling rape jokes. There’s women in bands being degraded and objectified, or not being taken seriously as musicians. There’s girls at shows being treated like coat hangers. And there’s the sad truth that punks rape and are raped.

But if you really need evidence that there’s sexism in punk, look around at the next show you’re at. Unless you participate in an unusually egalitarian scene (and that’s great if you do), the chances are the majority of the audience will be male, but more importantly, chances are 100% of the performers will be male. The all-male-show is so normalized in punk, and it sends a clear message about whose voice is being heard, who’s experience is central. The all-woman-show is far far rarer, and when it does happen, often men in the scene will act defensive and complain they are being excluded, as if they’re oblivious to the fact that women are excluded in punk on an almost constant basis. Until the centerpiece of punk culture – the punk show – is occupied by people of all genders, in an egalitarian way, I won’t be convinced that there’s not sexism in punk.

So what does this have to do with rape? Try this: in the mind of a rapist, a woman is less than human. Her feelings and experiences are not worth consideration. She’s considered a sexual object. She’s not taken seriously. Most men aren’t rapists, but most men do subscribe to greater or lesser variations of those attitudes. Subtle and less subtle ideas about male superiority are ubiquitous, and that base level of disrespect that men harbor towards women is what makes it possible to live in a world where the majority of women experience sexual assault and harassment, and no one bats an eye. This is called « rape culture. » The logic is that women are inferior and thus the pain inflicted by sexist crimes is not given weight. So if women’s experiences are not valued in the punk scene, if they are systematically excluded, and women laughed at when they voice their complaints, the punk scene is basically giving a thumbs up to a culture that doesn’t value women’s experiences. It may not be an active endorsement of rape culture, but it’s acceptance through passivity.

Now, I’d hope it’d be obvious that I’m not equating an all male punk show with rape. I do want to emphasize the emotional gravity that even subtler sexist attitudes hold. But the fact that I’d need to qualify my statement speaks to the overwhelming phenomenon of male defensiveness. When men are told that we’re in part responsible for contributing to a sexist culture, we tend to lash out – as if we are being accused of being at fault for our biological make-up. Men tend to bond together and try to tear down whoever is bringing up those criticisms, as if we are each personally under attack. What’s important to understand is that culture is built out of a multitude of influences and interactions. A condemnation of a sexist culture is not the same thing as a condemnation of the individuals that participate in it. Recognizing that you were raised in a sexist culture and probably hold sexist attitudes does not make you an asshole, but refusing to acknowledge it does.

And recognizing that our male dominated culture is fucked up doesn’t make you a self-hating man, either. When I first heard Bikini Kill, it was fucking thrilling. Hearing someone lash out against dominant sexist attitudes wasn’t exciting in some sort of « oh good for women, they’re standing up for themselves, » type of way. It was liberating to hear someone take on those traditional expressions of masculinity, because I hated the ways I was expected to act as a man. I hated the toughness and numbness that was expected from men, because I wanted to be able to express my emotions without fear of ridicule. I hated the predatory way that men acted towards women, because I wanted to be free to have meaningful relationships with women. Likewise, I hated the homophobia, because I wanted to have meaningful relationships with the men in my life. I see men around me all the time who refuse to show any signs of vulnerability for fear of appearing feminine, and they tend to cut themselves off emotionally from the world. It’s fucking sad. I see men all the time who only view their relationships in terms of conquest, and I can’t think of one of them who has a healthy emotional life. Breaking down ideas around male superiority and masculinity is absolutely in mens’ best interests. In a punk context, I can say with certainty that the scenes I’ve visited that were the most gender inclusive have always been the most exciting and thriving music communities. There’s nothing to be gained for men in maintaining the boy’s club.

I want to address one common anti-feminist argument: It’s the « men have always been sexist, and that’s just how things are » argument. There are plenty of examples of non-patriarchal societies that have existed, so for one thing, it’s historically inaccurate, but even putting that aside, arguing that doing something for a long time makes it right is a nonsensical way to approach ethics. It’s like saying « there’s always been murder, so we might as well accept murder as a good and natural part of our lives. » I’m sure the same arguments were made to protect slavery. It’s also biological essentialism to say that men will always act a certain way based on their gender. So much of our behavior is socialized and the expected traits of masculinity are no exception. There have been cultures where humans have acted in all sort of ways that would seem completely unnatural to us, but those cultures functioned fine on their own terms. If people have lived without concepts that seem essential to our lives, like number systems for example, I think we can do alright without something as banal as patriarchy.

It’s also historically short sighted that so many people hold such defeatist attitudes when it comes to our ability to change the way things are. In the last century and a half we’ve shed the cultural acceptance of slavery, we’ve stopped discriminatory voting practices based on race or gender, and we’ve shed all kinds of official policies that allowed discrimination in the workplace and other public spheres. These are things that we’ve all, even the most privileged among us, come to tout as hallmarks of progress. There’s no reason we shouldn’t continue to shed any acceptance of sexism, racism, homophobia, etc. that exists now, just because it might seem less obvious.

So boys: if you’ve read this far and you’ve bought my argument that yes, sexism exists, and yes, it matters, and yes, it even exists in the punk scene, where do you go with it? I can offer some suggestions, but first consider this point from Aaron Scott (of Attica Attica)’s essay on I Live Sweat, « If you need suggestions for how to make women feel welcome, then I suggest you ask the females in your local scene. They probably have some pretty specific ideas. » That first and most important thing that men can do to combat sexism is to take women seriously when they voice their concerns. We are socialized not to, so it’s crucial that we do. And don’t try to dictate whether someone else’s experience qualifies as oppression. To quote Jen Twigg (of the Ambulars)’s essay from that same website, experiences of sexism are like « a thousand tiny paper cuts… – you wouldn’t make a big deal about one on its own, but a thousand of them together are a gaping wound. »

My next strongest suggestion is to not be so afraid of self-criticism. You’ll probably find examples of sexism in your day to day behavior. I’ve found them in mine. I’ve looked back at things that I’ve done and realized how they were hurtful or inconsiderate and I’ve had to suck it up and apologize and change the way I act. Look at yourself and the actions of the men around you. Do you disproportionately talk over, or interrupt women? Are you more likely to make eye contact with men than women in group scenarios? These are the small symptoms that add up. Here’s a few more: Do you stop and notice that the way your dancing has all the women in the room backing away from the band? Do you try to prove your coolness or masculinity by one upping other men? Do you notice the women in your scene becoming disinterested when conversation drifts into dick measuring territory, when you’re comparing your record collections or gear knowledge? Do you use demeaning sexist language without thinking about it? Do you sexualize women and comment on their appearances or bodies, without thinking about how that makes them feel? I’m going to assume a lot of people reading this probably do. Like I said before, it doesn’t make you a bad person. But it does make you a lazy selfish person if you’re not willing to recognize and try to change those things.

Finally, we can do a lot more to encourage women to participate and play music. Supporting women-centered events like CLITfest and Ladyfest are great ways to do this, as well as the various Girl’s Rock summer camps that happen all over the country. That doesn’t mean we should be trying to dictate or organize these events, but be we should be allies, by offering the women who organize them our support and access to resources. Also, those of us who organize shows or play in bands can do a lot more in thinking about who we choose to book or play music with to keep the all-male-show from happening over and over again.

I want to finish by recommending a book and two essays that I think should be required reading. I’ve been distributing pieces of this literature in my records and on tour, because there’s only so far someone can go to change people’s attitudes by playing songs or writing an essay for a website. We need to be willing to educate ourselves and understand sexism and patriarchy if we’re going to fight against it. So here are my recommendations for starters:

The Will to Change: Men, Masculinity, and Love by bell hooks
Homophobia as Masculinity by Michael Kimmel
I Want a Twenty-Four Hour Truce During Which There Is No Rape by Andrea Dworkin

Thanks for taking the time to read this. Please feel free to e-mail me if you have any questions, thoughts, or arguments at spoobnob@gmail.com. I know some people will undoubtedly feel that the conversation is being beaten into the ground, but it’s a testament to the gravity of the issue that the argument bears repeating.

Le journal commence à 20h – William Karel – 1999


le journal télévisé commence à 20 heures par granki

Je n’arrive pas à le trouver dans son intégralité, si vous l’avez, faites moi signe.

écologie à la nîmoise – Thiriet

Bimbo Tower, disquaire de l’underground


Petit reportage audio trouvé sur le net, parlant de Bimbo Tower, qui est sur Paris le seul magasin où vous pouvez trouver les productions mon cul.

Le disquaire Bimbo Tower est, depuis 1996, une des têtes de pont de la musique underground à Paris. Franq et François, ses créateurs et tenanciers, se battent pour diffuser des musiques et des artistes hors des grands réseaux de distribution. Petit tour en musique(s) avec Franq.

Bimbo Tower, disquaire repaire de l’underground musical by Gaitelyrique

Une liste des dineurs du siècle a fuité !

On nous a signalé que la liste des invités du Dîner du Siècle de janvier 2010 avait fuité sur le Net, sur le site Cryptome.org : http://cryptome.org/0003/le-siecle.zip

Cette liste, qui provient directement d’une source interne au Siècle, contient le CV des participants ainsi que leurs coordonnées professionnelles. C’est donc un document de première main, même s’il a été expurgé de toutes les coordonnées personnelles.

Nous avons appris que d’autres listes du même type devraient bientôt suivre, et nous nous félicitons de cette initiative.